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Un Bahreïni condamné pour "insulte au roi" expulsé (Amnesty)

Un Bahreïni reconnu coupable d'avoir "insulté le roi" et déchu de sa nationalité a été expulsé vers l'Irak après avoir purgé deux ans de prison à Bahreïn, a annoncé vendredi Amnesty International.

Ibrahim Karimi a été libéré lundi de la prison de Jaw avant d'être "expulsé vers l'Irak le lendemain", a indiqué l'ONG dans un communiqué. Il venait de purger une peine de deux ans et un mois d'emprisonnement pour avoir publiquement "insulté le roi de Bahreïn" et l'Arabie saoudite, et pour possession d'un pistolet à impulsion électrique. M. Karimi a été condamné en 2016 mais avait été déchu de sa nationalité par les autorités bahreïnies plus de trois ans auparavant.

Selon Amnesty, l'homme a été reconnu coupable d'"incitation publique à la haine et outrage contre le régime" et d'"insulte publique au roi". Il a également été condamné pour avoir "insulté l'Arabie saoudite et son roi" dans un tweet publié après l'effondrement d'une grue en 2015 à La Mecque qui avait fait une centaine de morts. Ibrahim Karimi a démenti être le propriétaire du compte Twitter.

A Bahreïn, des civils peuvent être déférés devant la justice militaire depuis l'amendement constitutionnel approuvé en avril par le roi. Ce petit royaume du Golfe, siège de la Ve Flotte des Etats-Unis, mène depuis 2011 une sévère répression contre les représentants de la majorité chiite qui demandent des réformes et le respect des droits de l'Homme.

Des centaines de chiites ont été condamnés ces dernières années à de lourdes peines de prison, assorties parfois de déchéances de nationalité, pour des violences ayant émaillé la contestation.

La dynastie sunnite au pouvoir nie toute discrimination envers les chiites et accuse l'Iran voisin d'attiser les tensions, ce que dément Téhéran.

Un Bahreïni reconnu coupable d'avoir "insulté le roi" et déchu de sa nationalité a été expulsé vers l'Irak après avoir purgé deux ans de prison à Bahreïn, a annoncé vendredi Amnesty International.
Ibrahim Karimi a été libéré lundi de la prison de Jaw avant d'être "expulsé vers l'Irak le lendemain", a indiqué l'ONG dans un communiqué. Il venait de purger une peine de deux ans et un mois d'emprisonnement pour avoir publiquement "insulté le roi de Bahreïn" et l'Arabie saoudite, et pour possession d'un pistolet à impulsion électrique. M. Karimi a été condamné en 2016 mais avait été déchu de sa nationalité par les autorités bahreïnies plus de trois ans auparavant.
Selon Amnesty, l'homme a été reconnu coupable d'"incitation publique à la haine et outrage contre le régime" et d'"insulte publique au roi"....