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Syrie: l'opposition rejette une proposition russe de pourparlers

Les factions de l'opposition syrienne en exil ont exclu mercredi toute participation à des pourparlers de paix avec le régime que la Russie veut organiser à la mi-novembre, qualifiant l'initiative de "blague" et rejetant des négociations qui ne seraient pas parrainées par l'ONU.

Moscou a annoncé mardi vouloir organiser le 18 novembre un "Congrès du dialogue national syrien", assurant avoir invité les principaux groupes de l'opposition à cette réunion qui se tiendra à Sotchi, dans le sud du pays.

L'annonce de la Russie, allié indéfectible du régime de Bachar el-Assad, intervenait à l'issue d'un nouveau cycle de pourparlers de paix sur la Syrie, qui s'est achevé mardi à Astana, capitale du Kazakhstan.

La coalition nationale de l'opposition syrienne, principale formation de l'opposition en exil, "ne participera à aucune négociation avec le régime en dehors du cadre de Genève (...) et sans le parrainage des Nations unies", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'organisation, Ahmed Ramadan.

De nouveaux pourparlers sur la Syrie sont prévus à partir du 28 novembre à Genève, sous l'égide de l'ONU.

Sur son site internet, le ministère russe des Affaires étrangères a publié la liste des 33 organisations politiques invitées, comprenant des forces pro-régime et tout le sceptre de l'opposition.

Cette invitation est "ridicule, c'est une blague de mauvais goût proposée par le régime en coopération avec la Russie", a asséné Yehia al-Aridi, un porte-parole du Haut comité des négociations (HCN), qui représente des groupes-clés de l'opposition aux pourparlers de Genève.

"Nous avons des dizaines de raisons de rejeter l'initiative russe, la principale est qu'elle n'apporte pas de solution à la crise syrienne, elle n'apporte pas la sécurité aux Syriens, ni ne les débarrasse du régime", dénonce-t-il.

"La Russie veut imposer des factions de l'opposition fabriquées par le régime", a-t-il affirmé, en référence à des partis politiques se disant d'opposition crées à Damas après le conflit de 2011 mais que les opposants en exil jugent affiliés au pouvoir d'Assad.

Depuis 2011 et le début du conflit meurtrier qui ravage la Syrie, toutes les initiatives prises pour trouver une issue à la guerre ont échoué, avec le sort réservé au président Assad comme principale pierre d'achoppement.

Le régime "bien évidemment est prêt à participer" à la réunion russe, a assuré mardi le chef de la délégation syrienne pour les pourparlers d'Astana, Bachar al-Jaafari, selon l'agence officielle Sana.

La guerre en Syrie a fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Les factions de l'opposition syrienne en exil ont exclu mercredi toute participation à des pourparlers de paix avec le régime que la Russie veut organiser à la mi-novembre, qualifiant l'initiative de "blague" et rejetant des négociations qui ne seraient pas parrainées par l'ONU.Moscou a annoncé mardi vouloir organiser le 18 novembre un "Congrès du dialogue national syrien", assurant avoir invité les principaux groupes de l'opposition à cette réunion qui se tiendra à Sotchi, dans le sud du pays.L'annonce de la Russie, allié indéfectible du régime de Bachar el-Assad, intervenait à l'issue d'un nouveau cycle de pourparlers de paix sur la Syrie, qui s'est achevé mardi à Astana, capitale du Kazakhstan.La coalition nationale de l'opposition syrienne, principale formation de l'opposition en exil, "ne participera à aucune...