Une nouvelle cyberattaque a frappé mardi l'Ukraine, affectant le fonctionnement de l'aéroport d'Odessa, et la Russie où plusieurs médias en ligne étaient concernés, quatre mois après la cyberattaque mondiale NotPetya, qui avait démarré dans ces deux pays.
"Il semble que nous faisons face à une nouvelle épidémie", s'est alarmée la société russe spécialisée en sécurité informatique Group-IB, dans un communiqué.
Baptisé Bad Rabbit, ce virus informatique fait apparaître sur l'écran des ordinateurs infectés une demande de rançon de 300 dollars à payer avec la monnaie virtuelle Bitcoin, selon la même source.
"Un certain nombre d'établissements publics et de sites stratégiques en Ukraine" ainsi que des médias russes figurent parmi ses victimes, affirme le communiqué.
En Ukraine, l'attaque informatique touchait notamment l'aéroport d'Odessa (sud) et le métro de la capitale Kiev, a assuré à l'AFP Evgueni Goukov, responsable des relations publiques chez Group-IB.
"Le système informatique de l'aéroport international d'Odessa a été frappé par une cyberattaque", ont annoncé les autorités aéroportuaires dans un communiqué, faisant état de "ralentissements" dans la prestation des services.
Pour sa part, le métro de Kiev a indiqué ne pas accepter temporairement le paiement par cartes bancaires.
"En Russie, au moins trois médias ont été affectés, parmi lesquels l'agence de presse Interfax et Fontanka.ru", le principal site d'information de Saint-Pétersbourg (nord-ouest), a précisé M. Goukov.
A 15H30 GMT, le site d'Interfax tout comme Fontanka.ru n'étaient pas accessibles.
Pour sa part, la société russe Kaspersky Labs, spécialisée dans la sécurité informatique, a affirmé que l'attaque touchait non seulement la Russie et l'Ukraine mais aussi la Turquie et l'Allemagne.
"La plupart des victimes de l'attaque se trouvent en Russie. Nous observons aussi des attaques similaires en Ukraine, en Turquie, en Allemagne, mais leur nombre est nettement inférieur", a déclaré Kaspersky Labs, dans un communiqué envoyé à l'AFP, en précisant que le virus "se répand via des sites russes infectés".
Fin juin, une cyberattaque au "ransomware", provoquée par le virus informatique NotPetya et qui avait commencé en Russie et en Ukraine, avait touché des milliers d'ordinateurs dans le monde.
Baptisé Bad Rabbit, ce virus informatique fait apparaître sur l'écran des ordinateurs infectés une demande de rançon de 300 dollars à payer avec la monnaie virtuelle Bitcoin, selon la même source."Un certain nombre d'établissements publics et de sites stratégiques en Ukraine" ainsi que des médias russes figurent parmi ses victimes, affirme le communiqué.
En Ukraine, l'attaque informatique touchait...

