Le parti d'extrême gauche catalan CUP a promis lundi d'orchestrer une campagne de "désobéissance civile massive" si le gouvernement central prend le contrôle de la région comme il menace de le faire en fin de semaine.
Pour la Candidature d'unité populaire (CUP), allié-clef de la coalition du président séparatiste catalan Carles Puigdemont, cette décision de Madrid est "la plus grande agression" contre la Catalogne depuis la dictature de Francisco Franco (1939-1975), qui lui avait retiré son autonomie.
Samedi, le Conseil des ministres a décidé de déclencher l'application de l'article 155 de la Constitution qui doit encore être autorisée par le Sénat, pour mettre en oeuvre des mesures drastiques visant à reprendre le contrôle de la région: l'exécutif catalan serait limogé, le Parlement et les médias publics placés sous tutelle.
Cette "agression" déclenchera une riposte, prévient la CUP, qui annonce une "réponse sous forme de désobéissance massive de la part des citoyens".
La CUP est un allié indispensable de Carles Puigdemont, sa coalition de 62 élus ayant besoin des dix voix de cette formation radicale au parlement régional de 135 députés pour avoir la majorité. C'est aussi cette formation anticapitaliste et indépendantiste qui avait participé à l'organisation des "comités de défense du référendum", composés de citoyens qui s'étaient massés devant les bureaux de vote pour permettre la tenue le 1er octobre d'un référendum interdit sur l'indépendance. Ce scrutin avait été émaillé de violences policières.
Dans son communiqué, la CUP exige aussi la proclamation "au plus vite" d'une république indépendante, sur le fondement des résultats du référendum: 90% de oui à l'indépendance avec un taux de participation de 43% selon les chiffres du gouvernement régional.
Le président catalan avait jusque-là retardé l'adoption d'une déclaration unilatérale d'indépendance par le Parlement, afin de laisser du temps "au dialogue" avec Madrid. Mais il a aussi refusé de répondre clairement aux demandes du gouvernement de Mariano Rajoy, qui exigeait qu'il renonce formellement à ses desseins sécessionnistes. Faute de réponse jugée satisfaisante, le gouvernement a annoncé samedi les mesures de prise de contrôle qui devraient être adoptées vendredi.
La CUP avait obtenu 8,3% des voix lors des élections régionales de 2015.
Pour la Candidature d'unité populaire (CUP), allié-clef de la coalition du président séparatiste catalan Carles Puigdemont, cette décision de Madrid est "la plus grande agression" contre la Catalogne depuis la dictature de Francisco Franco (1939-1975), qui lui avait retiré son autonomie.
Samedi, le Conseil des ministres a décidé de déclencher l'application de l'article 155 de la Constitution qui doit encore être autorisée par le Sénat, pour mettre en oeuvre des mesures drastiques visant à reprendre le contrôle de la région: l'exécutif catalan serait limogé, le Parlement et les médias publics placés...

