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Les ventes du drapeau national explosent en Espagne

Reuters
19/10/2017

La crise catalane a fait exploser ces dernières semaines les ventes de drapeaux espagnols, en réaction aux menées indépendantistes des autorités régionales de Barcelone.
"Nous avons vendu environ 35.000 drapeaux en cinquante jours. En période normale, nos ventes sont de 500 ou 600 par mois", explique Jose Luis Sosa-Dias, dont l'usine se trouve près de Madrid.

Originaire d'Uruguay, il s'est installé en Espagne il y a 38 ans. "C'est la première fois que je vois autant de drapeaux aux fenêtres et aux balcons, ou dans les manifestations de ceux qui veulent dire leur fierté d'être espagnol", ajoute-t-il.

Lors des récentes manifestations des partisans de l'unité espagnole, qui ont rassemblé des centaines de milliers de personnes, c'est une marée de drapeaux nationaux qui a envahi les rues à Madrid et Barcelone.

Selon un sondage, 66% des Espagnols soutiennent le président du gouvernement Mariano Rajoy face à l'exécutif catalan.
"Nous avons doublé, triplé, quadruplé nos ventes de drapeaux par rapport à celles de la Coupe du monde de football", précise Angel Paniagua, propriétaire du magasin Fieltros Olleros près de la Calle Mayor à Madrid. "On a été en rupture de stock quatre ou cinq fois, tout le monde se précipitait pour acheter des drapeaux, c'était fou."

Brandir le drapeau national pour défendre l'unité de l'Espagne, mais aussi pour soutenir les forces de sécurité, mises en cause pour leur attitude le jour du référendum d'autodétermination en Catalogne le 1er octobre.

David Rodriguez, 40 ans, a ainsi sorti le drapeau sang et or devant sa maison de l'Escurial, à 45 km au nord-ouest de Madrid. "Je voulais marquer mon soutien aux forces de sécurité. C'était un simple geste de solidarité", dit-il.

D'autres disent vouloir adresser un signe à la "majorité silencieuse" des Catalans qui ne veulent pas l'indépendance. La participation au référendum a été de 43%, et 90% des votants se sont prononcés pour la sécession.

"Quand il s'agit de football, tout le monde sort le drapeau espagnol et on trouve cela normal. Mais quand il s'agit de politique, les gens ont peur", confie Raimundo Nieto, un retraité de 65 ans. "Aujourd'hui, c'est l'unité de l'Espagne qui est en jeu."

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