Les forces pakistanaises ont tiré dans les pneus de la voiture qui transportait la famille nord-américaine libérée de captivité mercredi au Pakistan et leurs ravisseurs ont pris la fuite à pied, selon des responsables pakistanais vendredi.
L'intervention a permis la libération du Canadien Joshua Boyle, de son épouse américaine Caitlan Coleman et de leurs trois jeunes enfants nés en captivité. La famille a à présent quitté le Pakistan, a indiqué vendredi à l'AFP une source américaine sous couvert d'anonymat.
Les insurgés "ont pris la fuite à pied", a déclaré à l'AFP le major général Asif Ghafoor, porte-parole de l'armée, précisant que les militaires n'avaient pas voulu tirer et prendre le risque de blesser les otages, qui ont été retrouvés dans la voiture.
L'opération s'est déroulée à quelques kilomètres à l'intérieur du territoire pakistanais, près de la frontière afghane, a-t-il dit. "Lorsque les insurgés ont refusé de stopper, (les soldats) ont tiré dans les pneus", selon lui.
L'armée pakistanaise l'a menée sur la foi de renseignements américains. Elle a été informée de l'entrée des otages au Pakistan vers 16H00 locales (11H00 GMT), a-t-il par ailleurs indiqué à la télévision pakistanaise jeudi soir. "Nous avons envoyé nos militaires, repéré le véhicule sur la base de renseignements à 19H00 locales (mercredi) et récupéré les otages", a-t-il ajouté. Des habitants de la région ont déclaré à l'AFP avoir vu à plusieurs reprises des drones dans le ciel les jours précédents.
Les forces pakistanaises avaient initialement prévu d'intercepter la voiture à un point de contrôle dans la zone tribale de Kurram, frontalière des provinces de Paktia et Nangarhar en Afghanistan, mais elle a quitté la route, a précisé une source sécuritaire pakistanaise.
Annoncée jeudi par l'armée pakistanaise, la libération des otages a été confirmée peu après par le président américain Donald Trump, qui s'est félicité de la "coopération du gouvernement pakistanais" et y a vu une marque de "respect" de sa part pour les Etats-Unis. Les relations entre les deux pays étaient jusqu'ici tendues, Washington accusant les services de renseignement pakistanais d'entretenir des liens avec des groupes terroristes.
Une source gouvernementale afghane a cependant mis en doute vendredi la version des événements telle que présentée par le Pakistan. Selon elle, les otages avaient été transférés au Pakistan dès 2015, et Kaboul en avait informé les autorités américaines et canadiennes.
"Cela veut dire que le Pakistan aurait pu les libérer bien avant. Mais en raison des tensions avec les Etats-Unis, ils ont jugé que c'était pas le bon moment", selon cette source.
Une source talibane haut placée a pour sa part affirmé à l'AFP que les insurgés avaient eux-mêmes libéré les otages et nié qu'une opération de sauvetage ait eu lieu et des coups de feu tirés.
Des responsables américains anonymes cités par les médias nord-américains ont également semblé écarter la version d'une confrontation armée, lui préférant celle d'une remise "négociée" des otages.
L'intervention a permis la libération du Canadien Joshua Boyle, de son épouse américaine Caitlan Coleman et de leurs trois jeunes enfants nés en captivité. La famille a à présent quitté le Pakistan, a indiqué vendredi à l'AFP une source américaine sous couvert d'anonymat.
Les insurgés "ont pris la fuite à pied", a déclaré à l'AFP le major général Asif Ghafoor, porte-parole de l'armée, précisant que les militaires n'avaient pas voulu tirer et prendre le risque de blesser les otages, qui ont été retrouvés dans la voiture.
L'opération s'est déroulée à quelques...

