La police nationale espagnole a fait un usage "excessif de la force" le 1er octobre lors du référendum d'autodétermination interdit en Catalogne, dénonce jeudi un rapport de Human Rights Watch (HRW).
Selon l'ONG, qui a enquêté dans trois localités où des violences ont été signalées, la police et la Garde civile ont employé "des matraques contre des manifestants pacifiques" et "provoqué de multiples blessures" lors de ce scrutin organisé par les séparatistes catalans mais interdit par la justice. "La police avait peut-être la loi de son côté mais cela ne lui donnait pas le droit d'être violente avec des manifestants pacifiques", a insisté Kartik Raj, analyste à HRW.
Les images des violences policières lors du référendum, que les séparatistes affirment avoir remporté avec 90% des voix, ont fait le tour du monde et scandalisé l'opinion catalane. Elles ont fait au moins 92 blessés et quelque 800 personnes ont requis une assistance médicale, conduisant le préfet de région, principal représentant de l'Etat en Catalogne, à présenter des excuses cinq jours plus tard.
"A la date du 8 octobre, 23 tribunaux catalans différents ont reçu des signalements d'un comportement policier déplacé. Un tribunal en particulier examine les plaintes de 36 personnes portant sur 17 sites à Barcelone", a souligné HRW.
D'autres ONG, contactées par l'AFP, ont dénoncé le comportement policier ce jour-là. "Nous avons constaté un usage excessif des matraques, avec des coups portés au visage, ce qui est interdit par les Nations Unies", dit Ignacio Jovtis, observateur d'Amnesty International en Espagne, qui se trouvait alors à Barcelone. "Un type de balles en caoutchouc interdit par le droit international a été utilisé, et c'est une arme interdite en Catalogne depuis 2012", a-t-il ajouté.
Pour José Cobo, porte-parole du syndicat policier Asociación Española de Guardias Civiles, en revanche, "il n'y a pas eu d'usage excessif de la force, mais seulement une réponse graduelle et proportionnée pour empêcher le vote illégal". D'après lui, "le nombre de blessés a été totalement exagéré. Ils ont même compté les gens qui étaient tombés dans l'escalier. Il y a eu deux hospitalisations: une personne touchée par un tir de balle en caoutchouc et un infarctus".
Selon l'ONG, qui a enquêté dans trois localités où des violences ont été signalées, la police et la Garde civile ont employé "des matraques contre des manifestants pacifiques" et "provoqué de multiples blessures" lors de ce scrutin organisé par les séparatistes catalans mais interdit par la justice. "La police avait peut-être la loi de son côté mais cela ne lui donnait pas le droit d'être violente avec des manifestants pacifiques", a insisté Kartik Raj, analyste à HRW.
Les images des violences policières lors du référendum, que les séparatistes affirment avoir remporté avec 90% des voix, ont fait le tour du monde...

