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Manifestation à Londres pour libérer deux Britanniques emprisonnés en Iran

Une cinquantaine de militants d'Amnesty International se sont réunis devant le Parlement de Londres mercredi pour demander la libération de deux Irano-Britanniques emprisonnés en Iran dont Nazanin Zaghari-Ratcliffe, déjà condamnée et qui risque de voir sa peine rallongée de 16 ans.

Cette mère de famille de 38 ans avait été condamnée en septembre 2016 à cinq ans de prison pour participation à des manifestations anti-régime en 2009, ce qu'elle nie. La peine avait été confirmée en appel en avril 2017.

De nouvelles accusations ont été portées à son encontre par le régime iranien dimanche et elle risque de voir sa peine rallongée de 16 ans.
"Nous avons été très surpris" par ces accusations, a témoigné son mari, Richard Ratcliff, auprès de l'AFP. "Nous avions plutôt des échos positifs ces dernières semaines, et on lui avait dit qu'elle serait libérée temporairement, et resterait à la maison jusqu'à ce qu'elle soit autorisée à rentrer au Royaume-Uni".
Son épouse a été "très choquée" par l'audience de dimanche et "sa famille est dévastée", a-t-il dit. "Les nouvelles accusations sont liées à son travail au sein de la BBC Media Action et de la Fondation Thomson Reuters. Elles soutiennent que son travail caritatif était un écran pour renverser le régime iranien", a expliqué mardi la directrice de la Fondation Thomson Reuters, Monique Villa.
"C'est une invention totale puisque la Fondation Thomson Reuters ne travaille pas en Iran", a-t-elle souligné.

Mme Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée à l'aéroport de Téhéran le 3 avril 2016 après une visite à sa famille en Iran avec sa fille Gabriella, née en Grande-Bretagne et aujourd'hui âgée de trois ans.
Après avoir été maintenue à l'isolement, elle a été transférée le 26 décembre dans le quartier pour femmes de la prison d'Evin à Téhéran, où elle a pu depuis recevoir des visites de sa fille, dont le passeport britannique a été confisqué et qui vit depuis avec des grands-parents en Iran.

Les manifestants ont aussi demandé la libération de Kamal Foroughi, 78 ans, également détenu en Iran depuis 2011. En 2013, il avait été condamné à huit ans de prison pour "espionnage" et détention de boissons alcoolisées, une peine depuis réduite à sept ans d'emprisonnement, selon son fils.
"Nous faisons pression sur le gouvernement britannique pour qu'il en fasse plus" pour les deux Irano-Britanniques, a expliqué à l'AFP Kathy Voss, chargée de campagne pour Amnesty international. "Pour le moment ils ont exprimé leurs préoccupations. Mais ils doivent demander publiquement leur libération".

Une cinquantaine de militants d'Amnesty International se sont réunis devant le Parlement de Londres mercredi pour demander la libération de deux Irano-Britanniques emprisonnés en Iran dont Nazanin Zaghari-Ratcliffe, déjà condamnée et qui risque de voir sa peine rallongée de 16 ans.
Cette mère de famille de 38 ans avait été condamnée en septembre 2016 à cinq ans de prison pour participation à des manifestations anti-régime en 2009, ce qu'elle nie. La peine avait été confirmée en appel en avril 2017.
De nouvelles accusations ont été portées à son encontre par le régime iranien dimanche et elle risque de voir sa peine rallongée de 16 ans."Nous avons été très surpris" par ces accusations, a témoigné son mari, Richard Ratcliff, auprès de l'AFP. "Nous avions plutôt des échos positifs ces dernières semaines, et...