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Birmanie: les recherches de corps continuent dans un village hindou

Les autorités birmanes ont poursuivi mercredi les recherches sur le site d'une fosse commune de civils dans la zone de conflit où rebelles musulmans rohingyas et forces de l'ordre se sont affrontés depuis fin août.

Alors que les militaires sont très critiqués pour leur bouclage médiatique de la campagne autour de la ville de Maungdaw, ils ont organisé mercredi une visite éclair de quelques heures pour la presse dans le village hindou de Ye Baw Kyaw, dans la zone de Kha Maung Seik.

Au total, 45 corps ont été retrouvés dans des charniers près de ce village. Selon l'armée, ce sont des villageois hindous tués par des rebelles musulmans rohingyas fin août.

Sur le compte Twitter officiel du groupe ARSA (Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan), la dernière publication date du 14 septembre et l'organisation de la rébellion rohingya n'a pas réagi aux accusations de l'armée.

Maung Ba, un villageois de 32 ans, a expliqué devant la presse avoir perdu dans ces violences sa fille et d'autres proches.
"Je les ai identifiés grâce à leurs vêtements et à la structure de leurs corps", a-t-il assuré.
Jusqu'ici, 25 corps ont pu être identifiés par leurs proches, malgré la décomposition des corps, selon le journal officiel Global New Light of Myanmar.

Les autorités assurent rechercher encore 48 villageois hindous manquant à l'appel.
Les villageois assurent que huit femmes notamment sont portées disparues et accusent les rebelles musulmans de les avoir emmenées.

"Huit belles femmes ont été emmenées pour devenir des épouses. Et ils ont tué les hommes", a accusé Ni Maul, responsable de la communauté hindoue ayant participé aux opérations de mise au jour des fosses.

L'AFP a pu interviewer, au Bangladesh, dans un camp de réfugiés hindous quatre femmes disant faire partie de ce groupe de huit femmes épargnées.

Interviewées séparément, elles confirment avoir eu la vie sauve, soit en suppliant leurs ravisseurs soit en acceptant un "mariage". Elles ont ensuite été emmenées au Bangladesh puis libérées, disent-elles.
"Nous les avons suppliés de nous laisser la vie sauve, d'épargner les femmes", explique Bina Sheel, âgée de 22 ans.
"Il n'y a pas eu de coups de feu, ils les ont tués à la machette", a précisé de son côté Rika Dhar, 25 ans, décrivant un mode opératoire largement utilisé par les rebelles rohingyas.

En Birmanie, le fait que des villages hindous et bouddhistes aient aussi été victimes de violences est largement mis en avant par les autorités, qui dénoncent le parti pris pro-rohingya de la communauté internationale.

Près de 500.000 Rohingyas se sont réfugiés en un mois au Bangladesh voisin, selon l'ONU qui parle d'"épuration ethnique"

Les autorités birmanes ont poursuivi mercredi les recherches sur le site d'une fosse commune de civils dans la zone de conflit où rebelles musulmans rohingyas et forces de l'ordre se sont affrontés depuis fin août.
Alors que les militaires sont très critiqués pour leur bouclage médiatique de la campagne autour de la ville de Maungdaw, ils ont organisé mercredi une visite éclair de quelques heures pour la presse dans le village hindou de Ye Baw Kyaw, dans la zone de Kha Maung Seik.
Au total, 45 corps ont été retrouvés dans des charniers près de ce village. Selon l'armée, ce sont des villageois hindous tués par des rebelles musulmans rohingyas fin août.
Sur le compte Twitter officiel du groupe ARSA (Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan), la dernière publication date du 14 septembre et l'organisation de la...