Le président du Parlement, Nabih Berry, a contesté mardi la décision du Conseil constitutionnel d'invalider la loi de financement de la grille des salaires pour la fonction publique, votée par la Chambre, en usant de termes virulents.
"L'interprétation de la Constitution appartient uniquement au Parlement", a affirmé M. Berry lors d'une discussion à bâtons rompus avec des journalistes. "Il s'agit d'une infraction et d'une action téméraire à l'égard du Parlement, d'une atteinte contre les prérogatives de son président et d'une violation de l'accord de Taëf, voire d'un début d'assassinat", a-t-il lancé, dans une allusion au fait que le CC a invalidé toute la loi et non seulement les trois articles qui avaient fait l'objet d'un recours de la part de dix députés..
Le président de la Chambre a réaffirmé que l'échelle des salaires était "un droit dont les personnes concernées devaient bénéficier depuis plusieurs années".
Le gouvernement s'était réuni dans la journée pour trouver une alternative au financement de la grille des salaires, réclamée par les fonctionnaires. A l'appel de plusieurs syndicats, les fonctionnaires se sont mis en grève depuis lundi pour réclamer sa mise en application. Ce mouvement se poursuivra au moins jusqu'à jeudi, date d'un prochain Conseil des ministres à l'issue duquel une décision pourrait être prise.
"L'interprétation de la Constitution appartient uniquement au Parlement", a affirmé M. Berry lors d'une discussion à bâtons rompus avec des journalistes. "Il s'agit d'une infraction et d'une action téméraire à l'égard du Parlement, d'une atteinte contre les prérogatives de son président et d'une violation de l'accord de Taëf, voire d'un début d'assassinat", a-t-il lancé, dans une allusion au fait que le CC a invalidé toute la loi et non seulement les trois articles qui avaient fait l'objet d'un recours de la part de dix députés..
Le président de la Chambre a réaffirmé que l'échelle...

