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Russie: interpellations lors d'un rassemblement en soutien aux Rohingyas

 La police russe a interpellé dimanche plus de 100 manifestants rassemblés à Saint-Pétersbourg (nord-ouest) pour protester contre les violences visant la minorité musulmane des Rohingyas en Birmanie, a constaté une journaliste de l'AFP.

Malgré l'interdiction opposée par les autorités et l'appel à ne pas manifester lancé par des responsables de la communauté musulmane locale, environ 200 personnes se sont rassemblées sur la place du Palais, en plein centre de l'ancienne capitale impériale russe. Des policiers ont interpellé plus d'une centaine d'entre eux. "Pourquoi ce sont toujours les musulmans qui sont coupables, pourquoi on nous arrête?" a crié l'un d'eux.

Près d'un millier de musulmans s'étaient rassemblés une semaine plus tôt à Moscou devant l'ambassade de Birmanie, lors d'un rassemblement non autorisé par les autorités et étroitement surveillé par la police.

Lundi, alors que quelques dizaines de personnes s'étaient à nouveau réunies devant l'ambassade, au moins 17 personnes "d'origine du Caucase du nord" ont été arrêtées par la police, selon l'agence de presse russe TASS.
Le même jour, des milliers de manifestants se sont rassemblées à Grozny, en Tchétchénie, pour protester contre le sort des Rohingyas à l'appel du dirigeant de cette république du Caucase russe, Ramzan Kadyrov, signe d'une rare divergence avec la position officielle du Kremlin.

Mardi, Vladimir Poutine s'est dit "opposé à toute forme de violence" et appelé "le pouvoir (birman) à prendre la situation sous contrôle". Il a rejeté toute "fronde" de la part de M. Kadyrov, estimant que "toute personne a le droit d'avoir sa propre opinion.

D'après les derniers chiffres des Nations unies, près de 300.000 personnes, la plupart des musulmans rohingyas, se sont réfugiées au Bangladesh pour fuir la campagne de répression déclenchée en Birmanie par des attaques des rebelles de cette minorité contre la police. Face à l'ampleur de la crise humanitaire, les rebelles ont décrété dimanche un cessez-le-feu unilatéral d'un mois.
La Russie est un partenaire de la Birmanie et les deux pays ont signé un accord de coopération militaire l'année dernière, qui implique des livraisons d'avions de guerre et de pièces d'artilleries au pays asiatique.

 La police russe a interpellé dimanche plus de 100 manifestants rassemblés à Saint-Pétersbourg (nord-ouest) pour protester contre les violences visant la minorité musulmane des Rohingyas en Birmanie, a constaté une journaliste de l'AFP.
Malgré l'interdiction opposée par les autorités et l'appel à ne pas manifester lancé par des responsables de la communauté musulmane locale, environ 200 personnes se sont rassemblées sur la place du Palais, en plein centre de l'ancienne capitale impériale russe. Des policiers ont interpellé plus d'une centaine d'entre eux. "Pourquoi ce sont toujours les musulmans qui sont coupables, pourquoi on nous arrête?" a crié l'un d'eux.
Près d'un millier de musulmans s'étaient rassemblés une semaine plus tôt à Moscou devant l'ambassade de Birmanie, lors d'un rassemblement non autorisé...