Le président libanais, Michel Aoun, est revenu à la charge vendredi, accusant certaines parties politiques de vouloir ôter à l'armée sa victoire dans l'Anti-liban contre les jihadistes, alors qu'une enquête est en cours afin de déterminer les responsabilités dans l'enlèvement de militaires en 2014 qui ont été par la suite assassinés par les islamistes.
"Il y a des positions non patriotiques, et certains ne savent pas qu'il ne faut pas jouer avec les causes nationales primordiales, notamment la sécurité (...)", a déclaré le chef de l'Etat devant le commandant de l'armée, Joseph Aoun, lors d'un entretien au palais de Baabda.
"L'armée est loin de la politique, et c'est là que réside sa valeur nationale", a insisté le président Aoun. Et d'ajouter : "Ceux qui ont cédé le territoire sont exclus de l'équation aujourd'hui, et ceux qui l'ont libéré sont accusés de l'avoir cédé, et d'aucuns ont tenté d'ôter à l'armée sa victoire. C'est pour cela que nous avons demandé qu'une enquête soit ouverte afin de déterminer les responsabilités dans l'enlèvement des militaires et l'occupation de portions du territoire libanais".
La veille, lors des funérailles nationales des dix militaires dont les dépouilles ont été retrouvées à l'issue de la bataille de "L'aube des jurds", fin août, le président Aoun avait dénoncé "les positions floues de certains responsables de l'époque", en allusion au gouvernement de l'ex-Premier ministre Tammam Salam, sous le mandat du président Michel Sleiman.
"Il y a des positions non patriotiques, et certains ne savent pas qu'il ne faut pas jouer avec les causes nationales primordiales, notamment la sécurité (...)", a déclaré le chef de l'Etat devant le commandant de l'armée, Joseph Aoun, lors d'un entretien au palais de Baabda.
"L'armée est loin de la politique, et c'est là que réside sa valeur nationale", a insisté le président Aoun. Et d'ajouter : "Ceux qui ont cédé le territoire sont exclus de l'équation...

