L'armée syrienne faisait face mardi à une résistance acharnée du groupe Etat islamique (EI) aux portes de Deir ez-Zor (est), en tentant de briser le siège imposé par les jihadistes aux enclaves gouvernementales, ont rapporté un journaliste local et une ONG.
La perte de Deir ez-Zor et de sa province riche en pétrole --la dernière de Syrie encore aux mains des jihadistes-- sonnerait le glas de la présence de l'EI en Syrie, trois ans après sa fulgurante montée en puissance.
Dans la ville de Deir ez-Zor, deux enclaves gouvernementales sont assiégées depuis 2015 par les jihadistes.
Appuyées par les frappes de l'aviation russe, les unités les plus avancées des forces gouvernementales sont arrivées mardi à deux kilomètres de la ville, près de la base de la brigade 137, où des soldats du régime sont assiégés.
Leur objectif est de briser le siège imposé par les jihadistes à la base militaire, reliée par une route à des quartiers ouest de la ville sous contrôle gouvernemental, également assiégés.
"L'EI a reçu des renforts dans le secteur, pour la plupart des combattants étrangers, et ils combattent pour tenter d'empêcher l'armée d'atteindre les forces qui se trouvent à l'intérieur de la base", a indiqué à l'AFP une source de sécurité sur place.
"L'armée a recours aux frappes aériennes et à l'artillerie lourde de manière intensive. Il y a une coordination très élevée entre l'armée qui attaque et les soldats assiégés" dans la base, a-t-elle précisé.
Dans les quartiers gouvernementaux assiégés par l'EI, les bruits des combats et de fortes explosions pouvaient être entendus, a constaté un journaliste local collaborant avec l'AFP.
Dans ce secteur, où le siège a provoqué des pénuries d'aliments et de médicaments, les drapeaux du régime sont visibles partout en prévision de l'accueil de l'armée, et certains échangent des "bonjour la victoire" pour se saluer, a-t-il ajouté.
"Les forces du régime n'ont pas encore réussi à atteindre la brigade 137, en raison des champs de mines" autour de la base, a affirmé à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.
"Durant la nuit, l'EI a mené plusieurs contre-attaques, sans réussir à récupérer les secteurs qu'il a perdus", a ajouté M. Abdel Rahmane. "Jusqu'à présent, les combats ont toujours lieu, les frappes aériennes se poursuivent."
Une seconde enclave gouvernementale, au sud de Deir ez-Zor, regroupant un aéroport militaire et trois quartiers, est également assiégée par les jihadistes.
L'organisation extrémiste a déjà perdu plus de la moitié de son bastion de Raqqa, plus au nord, attaqué par des forces arabo-kurdes.
La perte de Deir ez-Zor et de sa province riche en pétrole --la dernière de Syrie encore aux mains des jihadistes-- sonnerait le glas de la présence de l'EI en Syrie, trois ans après sa fulgurante montée en puissance.Dans la ville de Deir ez-Zor, deux enclaves gouvernementales sont assiégées depuis 2015 par les jihadistes.
Appuyées par les frappes de l'aviation russe, les unités les plus avancées des forces gouvernementales sont arrivées mardi à deux kilomètres de la ville, près de la base de la brigade 137, où des soldats du régime sont assiégés.
Leur...

