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Birmanie: le gouvernement accuse les Rohingyas d'utiliser des enfants soldats

Aung San Suu Kyi, de facto chef du gouvernement en Birmanie, a accusé lundi les rebelles musulmans rohingyas, qui mènent des attaques meurtrières dans l'ouest du pays, d'utiliser des enfants soldats et de mettre le feu à des villages.

Ces déclarations sont à prendre avec précaution, le gouvernement de la Prix Nobel de la Paix s'alignant jusqu'ici sur une armée aux méthodes controversées. Accusée par des ONG de défense des droits de l'Homme comme Human Rights Watch d'incendier des villages musulmans et de commettre des atrocités, l'armée a toujours démenti.

"Les terroristes ont combattu les forces de sécurité en utilisant des enfants sur la ligne de front", accuse le bureau de la Conseillère d'Etat Aung San Suu Kyi.
Ceux-ci sont des enfants des villages locaux, équipés de couteaux, principale arme des attaques commises depuis vendredi, assurent les autorités birmanes.
"Ils incendient aussi des villages de minorités ethniques", est-il précisé dans cette déclaration, publiée sur la page Facebook de la Conseillère d'Etat, voie de communication officielle du gouvernement civil.

De son côté, le groupe de rebelles rohingyas ayant revendiqué les attaques coordonnées contre plusieurs postes de police depuis vendredi, l'Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA), dément.
"Lors de leurs raids sur des villages rohingyas, les soldats birmans se sont fait accompagner d'extrémistes" bouddhistes, qui "mettent le feu aux maisons", assure lundi le groupe sur son compte Twitter, @ARSA_Official.

Les violences se déroulent en Etat Rakhine, région de l'ouest du pays secouée depuis plusieurs années par de fortes tensions entre musulmans rohingyas et bouddhistes.

Au Bangladesh voisin, ce week-end, des civils rohingyas terrifiés fuyaient leurs villages où combats entre les forces de l'ordre et rebelles musulmans rohingyas se poursuivaient.

Depuis vendredi, ces affrontements ont fait au moins 92 morts, dont 12 membres des forces de sécurité, d'après la police.

Les précédentes importantes attaques meurtrières contre des postes de police de l'automne 2016 avaient été suivies par un durcissement des actions de l'armée dans la région, avec des villages incendiés et une fuite massive de Rohingyas vers le Bangladesh voisin. Ceux-ci avaient livré des récits d'atrocités commises par l'armée.

Une commission internationale dirigée par l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a rendu jeudi ses conclusions sur la situation en Etat Rakhine, appelant la Birmanie à donner plus de droits aux Rohingyas, faute de quoi cette minorité risquait de "se radicaliser".

Aung San Suu Kyi, de facto chef du gouvernement en Birmanie, a accusé lundi les rebelles musulmans rohingyas, qui mènent des attaques meurtrières dans l'ouest du pays, d'utiliser des enfants soldats et de mettre le feu à des villages.
Ces déclarations sont à prendre avec précaution, le gouvernement de la Prix Nobel de la Paix s'alignant jusqu'ici sur une armée aux méthodes controversées. Accusée par des ONG de défense des droits de l'Homme comme Human Rights Watch d'incendier des villages musulmans et de commettre des atrocités, l'armée a toujours démenti.
"Les terroristes ont combattu les forces de sécurité en utilisant des enfants sur la ligne de front", accuse le bureau de la Conseillère d'Etat Aung San Suu Kyi.Ceux-ci sont des enfants des villages locaux, équipés de couteaux, principale arme des attaques...