Le Premier ministre libyen Fayez Seraj indique, dans une interview à France 24 diffusée mercredi, qu'il se rendra prochainement en Italie où l'initiative française visant à rétablir la stabilité dans une Libye plongée dans le chaos depuis six ans suscite agacement et irritation.
Emmanuel Macron a organisé mardi près de Paris une rencontre entre les deux frères ennemis libyens, Fayez Seraj et le chef militaire Khalifa Haftar, qui a débouché sur l'adoption d'une déclaration commune en dix points, une première.
Cette réunion, à laquelle a également participé l'émissaire de l'Onu Ghassan Salamé, a fait grincer des dents en Italie, longtemps en pointe dans les efforts déployés pour rétablir la stabilité dans son ancienne colonie.
"Nous dialoguons avec toutes les parties, je vais me rendre bientôt en Italie afin de poursuivre ce dialogue avec l'Italie, les Européens, la communauté internationale", déclare le chef du gouvernement d'union nationale (GAN) reconnu par l'Onu.
"M. Macron m'a affirmé qu'il était en contact avec les Italiens, avec le président du conseil italien Gentiloni, je crois que c'est simplement un buzz médiatique plus qu'un problème politique", ajoute Fayez Seraj, dans son entretien à France 24.
Dans leur déclaration commune, les deux frères rivaux s'engagent notamment sur un cessez-le-feu dans le pays, à l'exception de la lutte contre le terrorisme, et à la tenue d'élections "dès que possible".
"Cette feuille de route est un ensemble d'idées posées sur la table, négociables, qui nécessitent beaucoup de travail, de coordination", souligne le Premier ministre libyen.
"Bien sûr nous avons besoin de l'aide de la communauté internationale, nous en avons parlé avec Ghassan Salamé, de la nécessité de l'appui des Nations unies notamment pour la supervision, le contrôle, l'organisation de ces élections afin que les résultats de ces élections soient transparents et acceptables pour tous", ajoute-t-il.
Le chemin à parcourir reste long en Libye, où le GNA reste toujours contesté par le parlement de Tobrouk, à l'Est, et peine à unifier les différentes forces politiques derrière lui.
Le pays est également devenu une plaque tournante des réseaux de passeurs et de trafiquants depuis la chute de Mouammar Kadhafi, en 2011.
"Nous avons reçu beaucoup de promesses (d'aide de l'Union européenne pour faire face à l'afflux de migrants-NDLR) mais l'exécution est lente", estime Fayez Saraj.
"Nos partenaires travaillent, essaient de nous aider, surtout l'Italie", ajoute-t-il. "Mais il ne faut pas que l'Italie porte seule ce fardeau. Je m'étonne que certains pays européens actuellement refusent d'accepter des immigrés."
Emmanuel Macron a organisé mardi près de Paris une rencontre entre les deux frères ennemis libyens, Fayez Seraj et le chef militaire Khalifa Haftar, qui a débouché sur l'adoption d'une déclaration commune en dix points, une première.
Cette réunion, à laquelle a également participé l'émissaire de l'Onu Ghassan Salamé, a fait grincer des dents en Italie, longtemps en pointe dans les efforts déployés pour rétablir la stabilité dans son ancienne colonie.
"Nous dialoguons avec toutes les parties, je vais me rendre bientôt en Italie afin de...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine