Les autorités turques ont prolongé mardi d'une semaine la garde à vue de plusieurs militants des droits de l'Homme, dont la directrice d'Amnesty pour la Turquie, arrêtés la semaine dernière, a annoncé l'ONG.
La garde à vue des militants interpellés mercredi dernier a été prolongée jusqu'au 19 juillet, a indiqué à l'AFP Andrew Gardner, chercheur spécialisé sur la Turquie à Amnesty International.
Huit activistes, dont la directrice d'Amnesty pour la Turquie Idil Eser, ont été arrêtés lors d'un atelier de formation au management et à la sécurité informatique, sur l'île de Büyükada, rattachée à Istanbul. Un Suédois et un Allemand, formateurs lors de cet atelier, ont également été interpellés et placés en garde à vue.
Ces dix personnes sont interrogées pour "appartenance à une organisation terroriste armée", sans autre précision.
L'expression "organisation terroriste" désigne le plus souvent pour les autorités turques les partisans du prédicateur Fethullah Gülen, accusé d'avoir fomenté le putsch manqué de 15 juillet 2016, ou les séparatistes kurdes du PKK.
Amnesty International a appelé dans un communiqué à la "remise en liberté immédiate et inconditionnelle" des militants arrêtés.
Leur arrestation survient dans un contexte de purges massives depuis la tentative de coup d'Etat. Plus de 50.000 personnes, dont des opposants du président Recep Tayyip Erdogan, des membres d'ONG et des journalistes ont été arrêtés.
Le week-end dernier, le président Erdogan a publiquement accusé les activistes de mener des activités s'inscrivant dans la lignée de la tentative de coup d'Etat.
"Pourquoi s'étaient-il réunis à Büyükada ? Ils s'y sont retrouvés pour une réunion qui s'inscrit dans la continuité du 15 juillet", a affirmé M. Erdogan lors d'une conférence de presse lors du G20 à Hambourg.
L'interpellation des militants des droits de l'Homme a suscité l'inquiétude des partenaires occidentaux d'Ankara. Le Conseil de l'Europe, dont fait partie la Turquie, a ainsi exigé vendredi leur libération "immédiate".
La garde à vue des militants interpellés mercredi dernier a été prolongée jusqu'au 19 juillet, a indiqué à l'AFP Andrew Gardner, chercheur spécialisé sur la Turquie à Amnesty International.
Huit activistes, dont la directrice d'Amnesty pour la Turquie Idil Eser, ont été arrêtés lors d'un atelier de formation au management et à la sécurité informatique, sur l'île de Büyükada, rattachée à Istanbul. Un Suédois et un Allemand, formateurs lors de cet atelier, ont également été interpellés et placés en garde à vue.Ces dix personnes sont interrogées pour "appartenance à une organisation terroriste...

