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Dernières Infos - Liban

Réfugiés syriens : "L'armée est une ligne rouge", selon le CPL

Le bloc parlementaire du Changement et de la réforme, dont le Courant patriotique libre est la principale composante, a dénoncé mardi les critiques contre l'armée libanaise sur le traitement infligé à des réfugiés syriens arrêtés lors d'une opération de l'armée il y a une dizaine de jours dans la région d'Ersal, localité sunnite située à la frontière entre le Liban et la Syrie.

"L'armée libanaise est une ligne rouge", a déclaré Salim Jreissati à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc.

Lundi, le Premier ministre Saad Hariri avait déclaré que "l'institution militaire est au-dessus de tout soupçon", critiquant ceux qui tentent de "pêcher en eaux troubles" en mettant en doute l'action la troupe.

Les images des Syriens arrêtés, suite à ces opérations de troupe dans deux camps de réfugiés, ont provoqué une vive controverse au Liban. L'armée a annoncé le décès de quatre d'entre eux affirmant qu'ils souffraient déjà de problèmes de santé chroniques avant leur détention, mais des ONG ont appelé à l'ouverture d'une enquête indépendante, laissant supposer qu'ils avaient pu être soumis à un mauvais traitement.

Par ailleurs, le bloc parlementaire a appelé le gouvernement libanais à mettre en oeuvre un plan de retour des réfugiés syriens installés au Liban. "Celui qui revient dans son pays n'est plus considéré comme un réfugié", a déclaré M. Jreissati sur ce sujet, dénonçant le fait que les naissances d'enfants de réfugiés syriens ne soient plus enregistrées. "Si cela continue, nous prendrons des mesures d'escalade", a prévenu le ministre de la Justice.

Le Liban accueille plus d'un million de réfugiés ayant fui le conflit en Syrie voisine, beaucoup vivant dans des camps. Une relance de dialogue direct avec le régime de Damas avait été suggérée la semaine dernière par le Hezbollah et les partis pro-Assad comme passage obligé au retour des déplacés. Cette proposition fait depuis polémique.

Le bloc parlementaire du Changement et de la réforme, dont le Courant patriotique libre est la principale composante, a dénoncé mardi les critiques contre l'armée libanaise sur le traitement infligé à des réfugiés syriens arrêtés lors d'une opération de l'armée il y a une dizaine de jours dans la région d'Ersal, localité sunnite située à la frontière entre le Liban et la Syrie.
"L'armée libanaise est une ligne rouge", a déclaré Salim Jreissati à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc.
Lundi, le Premier ministre Saad Hariri avait déclaré que "l'institution militaire est au-dessus de tout soupçon", critiquant ceux qui tentent de "pêcher en eaux troubles" en mettant en doute l'action la troupe.
Les images des Syriens arrêtés, suite à ces opérations de troupe dans deux camps de réfugiés, ont provoqué...