La France contiendra son déficit public à 3% du PIB "dès cette année" conformément aux règles européennes, grâce à "des mesures d'économies", a assuré jeudi son Premier ministre Edouard Philippe, dénonçant un "dérapage" budgétaire de 8 milliards d'euros légué par l'exécutif sortant.
Le déficit public français devrait atteindre 3,2% du PIB en France en 2017, à moins que le nouveau président Emmanuel Macron ne déploie des mesures d'économies "sans précédent", avait prévenu plus tôt jeudi la Cour des comptes dans un audit, très sévère pour la gestion des deniers publics sous la présidence du socialiste François Hollande (2012-2017).
"Nous héritons d'un dérapage de plus de 8 milliards d'euros... C'est inacceptable", s'est insurgé M. Philippe, dans une déclaration à la presse.
L'exécutif sortant s'était engagé à ramener le déficit public de la France à 2,8% du PIB cette année, après 3,6% en 2015 et 3,4% en 2016, afin de repasser sous la barre des 3% exigée par les traités européens, pour la première fois depuis 10 ans.
Mais les derniers textes budgétaires du gouvernement sortant ont été entachés "d'insincérités", fustige la Cour, pour laquelle le risque de dérapage en 2017 résulte "quasi-exclusivement d'une sous-estimation des dépenses de l'Etat".
Le Premier ministre s'est également alarmé du niveau "record" atteint par la dette publique, à "2.147 milliards d'euros, soit plus de 70.000 euros par personne qui travaille".
"Nous n'avons pas le droit de faire cela à nos enfants, ils ne leur revient pas de payer cette note", a-t-il plaidé, en évoquant également la menace sur "la souveraineté de notre pays" que fait peser cette dette.
Souhaitant "reconstruire un budget sérieux, crédible, sur des bases sincères", M. Philippe s'est engagé "à contenir le déficit à 3% dès cette année".
"Nous ne le ferons pas en augmentant les impôts, nous le ferons par des mesures d'économie", a-t-il précisé, sans détailler.
"Dès mardi, lors de ma déclaration de politique générale, puis au cours du mois de juillet pendant le débat d'orientation des finances publiques, j'aurai l'occasion de préciser au Parlement notre stratégie de redressement des comptes publics", a conclu M. Philippe.
La France, dernier pays de la zone euro avec l'Espagne a être encore sous le coup d'une procédure pour déficit excessif, a déjà bénéficié de deux délais de deux ans, en 2013 et 2015, pour repasser sous la barre fatidique des 3%.
La Commission européenne a d'ores et déjà exclu tout nouveau délai.
Le déficit public français devrait atteindre 3,2% du PIB en France en 2017, à moins que le nouveau président Emmanuel Macron ne déploie des mesures d'économies "sans précédent", avait prévenu plus tôt jeudi la Cour des comptes dans un audit, très sévère pour la gestion des deniers publics sous la présidence du socialiste François Hollande (2012-2017)."Nous héritons d'un dérapage de plus de 8 milliards d'euros... C'est inacceptable", s'est insurgé M. Philippe, dans une déclaration à la presse.
L'exécutif sortant...


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