Des fidèles philippins ont couvert de boue leur visage et se sont vêtus de feuilles de bananiers séchées samedi pour célébrer un festival religieux, qui tient en partie ses racines de la période de l'occupation japonaise pendant la seconde Guerre mondiale.
Le festival annuel "Taong Putik" célèbre Saint Jean Baptiste, le dernier prophète selon les chrétiens. Cette célébration aussi intitulée "Mud people" (Gens de boue) s'est déroulée dans la ville d'Aliaga, à 100 km au nord de Manille.
A l'aube, des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants ont marché le long d'un chemin boueux, se recouvrant le corps de la tête aux pieds avec de la boue et des feuilles de bananiers séchées. Certains habitants ont affirmé s'accoutrer ainsi pour rendre hommage à la tenue que portait Jean le Baptiste au temps biblique.
Selon la bible, le prophète Jean, revêtu d'habits faits de poil de chameau, mangeait des criquets et du miel sauvage au moment où il annonça la venue de Jésus.
Le prophète devenu saint, est vénéré dans la majeure partie des Philippines, ce pays majoritairement catholique.
Mais l'origine de cette inhabituelle procession, qui se termine par une messe dans l'église Saint-Jean-Baptiste d'Aliaga, remonte aussi aux années 1940, où l'armée japonaise a occupé cette ancienne colonie américaine pendant la seconde Guerre mondiale.
Selon les habitants, des soldats japonais devait exécuter en dehors de l'église tous les hommes d'un village situé autour de la ville d'Aliaga.
Alors que femmes et enfants priaient Jean le Baptiste, il y eut alors une grosse averse, forçant les troupes japonaises à déguerpir et laissant les survivants se rouler joyeusement dans la boue.
Le festival annuel "Taong Putik" célèbre Saint Jean Baptiste, le dernier prophète selon les chrétiens. Cette célébration aussi intitulée "Mud people" (Gens de boue) s'est déroulée dans la ville d'Aliaga, à 100 km au nord de Manille.
A l'aube, des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants ont marché le long d'un chemin boueux, se recouvrant le corps de la tête aux pieds avec de la boue et des feuilles de bananiers séchées. Certains habitants ont affirmé s'accoutrer ainsi pour rendre hommage à la tenue que portait Jean le Baptiste au temps biblique.
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