Le gouvernement norvégien a annoncé mercredi que le projet de mémorial en hommage aux victimes de la tuerie d'Utøya serait déplacé et repensé dans l'espoir d'éviter une action en justice embarrassante des riverains.
Pour honorer les 69 vies fauchées sur l'île en 2011 par l'extrémiste de droite Anders Behring Breivik, la Norvège avait initialement retenu un projet --une large tranchée coupant net un petit promontoire sur la rive du lac qui baigne Utøya-- à l'esthétique généralement jugée réussie.
Mais, inquiets des nuisances d'un tel mémorial si près de chez eux, une vingtaine de riverains avaient menacé d'intenter un procès, finalement repoussé.
Afin de faire taire les critiques, le ministre des Affaires communales et de la Modernisation, Jan Tore Sanner, a annoncé mercredi l'abandon du projet du Suédois Jonas Dahlberg au profit d'une autre œuvre restant à définir et édifiée à un autre endroit, à savoir sur le quai d'où part le ferry qui relie Utøya.
"Nous avons derrière nous plusieurs années de débat sur l'emplacement et la forme du mémorial national", a noté M. Sanner lors d'une conférence de presse. "Nous espérons pouvoir maintenant mettre une fin digne à ce débat".
Si la décision du gouvernement rend caduque l'action en justice initiale, il n'est pas sûr que tous les riverains se rangent derrière le nouveau projet, laissant ouverte la possibilité d'un procès.
"Pensez aux voisins qui vont maintenant avoir un mémorial pour ainsi dire dans leur jardin", a déclaré à l'AFP l'avocat de plusieurs ex-plaignants, Harald Stabell. "Devoir vivre avec un mémorial tous les jours alors qu'ils ont eux-mêmes aidé à sauver des jeunes" le jour du drame...
Le 22 juillet 2011, déguisé en policier, Breivik avait traqué pendant plus d'une heure les participants à un camp d'été de la Jeunesse travailliste piégés sur l'île d'Utøya et abattu 69 d'entre eux, pour la plupart des adolescents. Un peu plus tôt, il avait tué huit autres personnes en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo.
L'extrémiste de droite, qui a récemment changé son nom en Fjotolf Hansen, purge une peine de 21 ans de prison susceptible d'être prolongée indéfiniment.
Pour honorer les 69 vies fauchées sur l'île en 2011 par l'extrémiste de droite Anders Behring Breivik, la Norvège avait initialement retenu un projet --une large tranchée coupant net un petit promontoire sur la rive du lac qui baigne Utøya-- à l'esthétique généralement jugée réussie.Mais, inquiets des nuisances d'un tel mémorial si près de chez eux, une vingtaine de riverains avaient menacé d'intenter un procès, finalement repoussé.
Afin de faire taire les critiques, le ministre des Affaires communales et de la Modernisation, Jan Tore Sanner, a annoncé mercredi l'abandon du projet du Suédois Jonas...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine