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L'armée philippine attaquée dans un village du Sud

Des centaines d'hommes armés ont attaqué mercredi des militaires dans un village du sud des Philippines, une opération qui pourrait avoir eu pour objectif de desserrer l'étau sur les insurgés islamistes de Marawi.

Cinq civils qui avaient été utilisés comme boucliers humains ont disparu et les forces philippines traquaient les assaillants qui se sont vite repliés après l'attaque, a déclaré lors d'une conférence de presse à Manille le général Restituto Padilla, porte-parole de l'armée.

Il a expliqué que les assaillants avaient attaqué à l'aube un poste militaire de Pigkawayan, localité agricole à 160 km de Marawi, une ville de l'île de Mindanao en proie depuis un mois à un soulèvement de jihadistes se réclamant du groupe Etat islamique (EI).

L'inspecteur de police Realan Mamon a affirmé que cette attaque pourrait avoir été une diversion pour aider les combattants de Marawi.

M. Padilla a affirmé que les assaillants de Pigkawayan appartenaient aux Bangsamoro Islamic Freedom Fighters (Biff), une faction dissidente du Front Moro islamique de libération (Milf), principal groupe rebelle musulman du pays avec lequel le gouvernement a lancé des négociations de paix.

Le Biff est l'un des quatre groupes armés actifs dans le sud des Philippines qui se revendiquent de l'EI, selon des experts. "C'est déjà résolu. L'ennemi s'est replié, il a échoué", a déclaré M. Padilla, ajoutant que les militaires traquaient désormais les hommes armés.

Les autorités locales avaient initialement fait état de l'attaque d'une école, ce que n'a pas mentionné M. Padilla.
Il n'a pas fait état de victimes, mais précisé que les cinq civils utilisés comme boucliers humains étaient toujours portés disparus.
Il a estimé que le Biff, qui ne compterait que quelques centaines de combattants, avait vraisemblablement voulu profiter du fait que l'armée se concentrait sur l'insurrection de Marawi.

Le sud à majorité musulman de l'archipel largement catholique est le théâtre depuis plus de 40 ans d'une rébellion musulmane qui milite pour l'indépendance ou l'autonomie. Le conflit a fait plus de 120.000 morts.

Si le Milf a engagé des négociations de paix, de plus petits mouvements comme le Biff ont continué le combat.

Le président Rodrigo Duterte a décrété la loi martiale sur l'ensemble de Mindanao peu après le début le 23 mai de l'insurrection de Marawi, où les bannières noires de l'EI ont été brandies.

Les forces philippines, qui peuvent compter sur l'appui de forces américaines non-combattantes, notamment dans des tâches de surveillance aérienne, ne sont toujours pas parvenues à venir à bout de cette rébellion.

Les insurgés appartiennent vraisemblablement au groupe Maute et à Abou Sayyaf, deux mouvements qui ont aussi prêté allégeance à l'EI.

L'armée affirme que des combattants étrangers venant notamment de Tchétchénie, d'Indonésie ou de Malaisie ont rejoint les rangs de la rébellion.

Des centaines d'hommes armés ont attaqué mercredi des militaires dans un village du sud des Philippines, une opération qui pourrait avoir eu pour objectif de desserrer l'étau sur les insurgés islamistes de Marawi.
Cinq civils qui avaient été utilisés comme boucliers humains ont disparu et les forces philippines traquaient les assaillants qui se sont vite repliés après l'attaque, a déclaré lors d'une conférence de presse à Manille le général Restituto Padilla, porte-parole de l'armée.
Il a expliqué que les assaillants avaient attaqué à l'aube un poste militaire de Pigkawayan, localité agricole à 160 km de Marawi, une ville de l'île de Mindanao en proie depuis un mois à un soulèvement de jihadistes se réclamant du groupe Etat islamique (EI).
L'inspecteur de police Realan Mamon a affirmé que cette attaque...