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Venezuela : démission d'un ex-général en désaccord avec Maduro

AFP
14/06/2017

Un général à la retraite de l'armée vénézuélienne a démissionné de son poste de secrétaire du Conseil de défense de la Nation pour exprimer son désaccord avec Nicolas Maduro, se joignant ainsi aux voix critiques dans le camp du chef de l'Etat, confronté à une vague de manifestations hostiles.

Alexis Lopez a présenté sa démission il y a une semaine mais ne l'a rendue publique que mardi soir.

"La raison en est mon désaccord avec la procédure utilisée pour convoquer et élire une ANC", assemblée nationale constituante, a-t-il expliqué dans un communiqué, contestant notamment l'absence de référendum préalable.

Sa démission survient dans un contexte de pressions croissantes sur le président socialiste Nicolas Maduro, confronté depuis début avril à des manifestations organisées pour réclamer son départ et ayant fait 68 morts.

Au Venezuela, où les chavistes (du nom du défunt ex-président Hugo Chavez, 1999-2013) contrôlent la quasi-totalité des institutions, quelques personnalités critiques du pouvoir commencent à se faire entendre dans le camp présidentiel, la plus virulente étant la procureure générale de la Nation, Luisa Ortega.

L'armée, acteur incontournable du jeu politique dans ce pays, a assuré M. Maduro il y a quelques semaines de son soutien "inconditionnel", mais son chef a récemment lancé un appel inédit à ses troupes à cesser les "atrocités" dans les manifestations.

Selon les analystes, si les militaires retiraient leur soutien à M. Maduro, dont le mandat court jusqu'à fin 2018, cela pourrait précipiter son départ.
Interrogée par l'AFP, Rocio San Miguel, présidente de l'association Contrôle citoyen et spécialiste des questions militaires, estime toutefois qu'on a "exagéré l'impact" de la démission de M. Lopez, qui a eu un grand écho au Venezuela : "Il s'agit d'un général à la retraite depuis deux ans qui dirigeait un organisme administratif sans liens avec l'armée".

Les adversaires du président Maduro dénoncent son projet de réviser la Constitution, qu'ils qualifient de manœuvre pour s'accrocher au pouvoir.
Le chef de l'Etat accuse quant à lui les Etats-Unis de financer l'opposition en vue de fomenter un coup d'Etat dans ce pays en crise économique.

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