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France: 3 interpellations dans l'enquête sur le meurtre du petit Grégory en 1984

Trois membres de la famille du petit Grégory Villemin ont été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de l'enfant, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.
Cette affaire sans coupable ni mobile avait bouleversé la France en 1984 et n'a jamais été résolue.

Le cadavre du petit Grégory Villemin avait été retrouvé au soir du 16 octobre 1984, pieds et poings liés dans les eaux froides de la Vologne, dans les Vosges (nord-est). Cette découverte avait marqué le début de l'affaire Grégory, une incroyable énigme criminelle doublée d'un naufrage judiciaire et médiatique, qui avait tenu en haleine la France par ses multiples rebondissements.

La lettre d'un "corbeau" anonyme revendiquant le meurtre en invoquant une "vengeance", apparemment postée à l'heure où le corps n'avait pas encore été retrouvé, donnait d'emblée à cet horrible fait-divers une dimension mystérieuse.

Selon une source proche du dossier, les personnes en garde à vue sont l'oncle de Jean-Marie Villemin (le père du petit Grégory) et sa femme ainsi qu'une belle-soeur de Jean-Marie Villemin, Ginette Villemin.
Une quatrième personne, la grand-mère du petit garçon, était entendue mercredi en audition libre car son état de santé ne permettait pas la garde à vue.

Le couple de septuagénaires et la grand-mère ont été arrêtés pour des faits de "complicité d'assassinat, non-dénonciation de crime, non-assistance à personne en danger et abstention volontaire d'empêcher un crime", selon le quotidien l'Est Républicain, qui a révélé l'information.

Ces interpellations relancent une affaire considérée comme l'un des plus spectaculaires naufrages judiciaires et médiatiques du siècle écoulé.

Bernard Laroche, un cousin de Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, avait d'abord été soupçonné: inculpé d'assassinat, un temps incarcéré, il avait été remis en liberté le 4 février 1985. Convaincu de sa culpabilité, Jean-Marie Villemin l'avait abattu d'un coup de fusil de chasse. M. Villemin sera condamné pour ce meurtre à 4 ans de prison en 1993.

En juillet 1985, le juge Lambert opère un spectaculaire revirement: il porte ses soupçons vers la mère du garçonnet, Christine Villemin, qui sera totalement innocentée en 1993 au terme d'un non-lieu retentissant pour "absence totale de charges", formule inédite aux accents d'excuse et d'aveu d'erreur judiciaire.

L'affaire a été rouverte en 1999, puis en 2008, pour tenter de confondre d'hypothétiques traces d'ADN sur les scellés. Certains mélanges génétiques ont pu être isolés, et étaient en cours de comparaison avec les prélèvements de 280 personnes figurant dans le dossier.

Trois membres de la famille du petit Grégory Villemin ont été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de l'enfant, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.Cette affaire sans coupable ni mobile avait bouleversé la France en 1984 et n'a jamais été résolue.
Le cadavre du petit Grégory Villemin avait été retrouvé au soir du 16 octobre 1984, pieds et poings liés dans les eaux froides de la Vologne, dans les Vosges (nord-est). Cette découverte avait marqué le début de l'affaire Grégory, une incroyable énigme criminelle doublée d'un naufrage judiciaire et médiatique, qui avait tenu en haleine la France par ses multiples rebondissements.
La lettre d'un "corbeau" anonyme revendiquant le meurtre en invoquant une "vengeance", apparemment postée à l'heure où le corps...