Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

France 2017 : Philippe se défend de vouloir une Assemblée hégémonique

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a répondu mardi aux craintes relatives à l'octroi à son camp d'une majorité trop puissante à l'Assemblée nationale, estimant que l'opposition pourrait aussi faire entendre sa voix.

Invité de franceinfo, le Premier ministre s'est "réjoui" des résultats du premier tour, qui donnent une large avance aux candidats de la République en marche (LREM), expliquant compter sur une majorité "stable" pour agir.

"Il n'y a pas de victoire au premier tour", a-t-il déclaré, affichant "une très grande prudence" avant le second tour de dimanche qui pourrait déboucher selon les projections sur une victoire d'au moins 400 députés LREM sur 577.

"Bien sûr, je souhaite une majorité stable à l'Assemblée nationale", a dit le chef du gouvernement. "Il faut une majorité stable à l'Assemblée nationale pour que nous puissions mettre en oeuvre les mesures."

Edouard Philippe a aussi répondu aux critiques de l'opposition mettant en garde contre une Assemblée aux ordres, transformée en "chambre d'enregistrement".

"J'entends (...) ceux qui disent qu'il y a un risque à avoir une majorité qui serait à l'Assemblée nationale trop puissante", a-t-il dit. "Je ne crois pas du tout que les députés qui choisiront de se placer dans l'opposition seront silencieux".

Alors que certains craignent que l'opposition, privée d'expression à l'Assemblée, s'exprime dans la rue, Edouard Philippe a fait valoir que des voix discordantes peuvent se faire entendre au Sénat, où la majorité est à droite, ou au sein des collectivités territoriales, où La République en marche est absente.

Il a également jugé "utile", l'introduction d'une dose de proportionnelle aux prochaines législatives.

Sur Europe 1, le chef de file de la droite et du centre pour les législatives, François Baroin, a appelé à un "sursaut" au second tour, sans lequel "vous aurez une opposition résiduelle qui fera ce qu'elle pourra et qui aura du mal à être entendue".

Lors d'une conférence de presse à Bordeaux lundi, l'ancien Premier ministre Alain Juppé a jugé qu'il ne serait "pas très bon pour le débat démocratique d'avoir une chambre totalement monocolore, au risque d'avoir une chambre d'enregistrement".

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a répondu mardi aux craintes relatives à l'octroi à son camp d'une majorité trop puissante à l'Assemblée nationale, estimant que l'opposition pourrait aussi faire entendre sa voix.
Invité de franceinfo, le Premier ministre s'est "réjoui" des résultats du premier tour, qui donnent une large avance aux candidats de la République en marche (LREM), expliquant compter sur une majorité "stable" pour agir.
"Il n'y a pas de victoire au premier tour", a-t-il déclaré, affichant "une très grande prudence" avant le second tour de dimanche qui pourrait déboucher selon les projections sur une victoire d'au moins 400 députés LREM sur 577.
"Bien sûr, je souhaite une majorité stable à l'Assemblée nationale", a dit le chef du gouvernement. "Il faut une majorité stable à l'Assemblée...