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Un milliardaire chinois hostile à Pékin poursuivi à New York

Un magnat de l'immobilier chinois très critique du pouvoir à Pékin fait l'objet d'une plainte financière devant la justice américaine, a annoncé lundi l'avocat des plaignants.

Guo Wengui, qui réside dans un appartement faisant face à Central Park sur la luxueuse Ve avenue à Manhattan, est poursuivi pour des impayés par neuf créanciers, a précisé à l'AFP leur avocat, Kevin Tung.
Les neuf créanciers exigent plus de 50 millions de dollars en réparations et dommages-intérêts.
Ils affirment que M. Guo, grâce à des montages financiers élaborés, est parvenu à transférer hors de Chine le capital de Zenith et de Pangu, deux de ses sociétés dont il est l'actionnaire majoritaire.

"Après avoir tenté sans succès d'obtenir l'application de jugements en Chine, les plaignants viennent s'adresser à New York, où M. Guo possède directement ou indirectement des biens importants, afin de demander réparation pour les pertes qu'ils ont subies en Chine", a expliqué M. Tung.

M. Guo est une épine dans le pied des dirigeants à Pékin à l'approche du 19e congrès du Parti communiste chinois, au cours duquel le président Xi Jinping doit se succéder à lui-même pour un nouveau mandat de cinq ans.

Très actif sur les réseaux sociaux, Guo Wengui menace en effet de révélations sur la corruption au sommet du pouvoir en Chine, un problème qui selon M. Xi pourrait "détruire le Parti et le pays".
Le magnat des affaires s'est notamment dit prêt à dévoiler de supposées "transactions à l'étranger" de la famille de Wang Qishan, le tout puissant chef de la lutte contre la corruption à Pékin.

M. Guo, parfois présenté comme "l'homme le plus recherché par Pékin", fait actuellement l'objet d'un procès pour fraude dans le nord-est de la Chine, dans la métropole portuaire de Dalian.
A l'ouverture des débats vendredi, ses ex-associés l'ont copieusement chargé.

Le fonds d'investissement Beijing Pangu Investment et trois de ses responsables sont accusés d'avoir obtenu frauduleusement 3,2 milliards de yuans (420 millions d'euros) de prêts bancaires et l'équivalent de 12,1 millions d'euros en devises étrangères, selon l'agence officielle Chine nouvelle.
Guo Wengui, qui était l'actionnaire principal de la société, a quitté la Chine en 2015.

Le milliardaire est par ailleurs accusé par la presse chinoise d'avoir versé 60 millions de yuans (8 millions d'euros) de pots-de-vin à Ma Jian, l'ancien puissant chef du contre-espionnage chinois, tombé pour corruption début 2015.

Il fait également l'objet d'une "notice rouge" d'Interpol, c'est-à-dire une demande d'arrestation à des fins d'extradition, émise à la demande d'un pays membre.
Le milliardaire a rejeté les accusations vendredi dans un message à l'AFP: "Bien sûr que c'est faux", a-t-il écrit.

Un magnat de l'immobilier chinois très critique du pouvoir à Pékin fait l'objet d'une plainte financière devant la justice américaine, a annoncé lundi l'avocat des plaignants.
Guo Wengui, qui réside dans un appartement faisant face à Central Park sur la luxueuse Ve avenue à Manhattan, est poursuivi pour des impayés par neuf créanciers, a précisé à l'AFP leur avocat, Kevin Tung.Les neuf créanciers exigent plus de 50 millions de dollars en réparations et dommages-intérêts.Ils affirment que M. Guo, grâce à des montages financiers élaborés, est parvenu à transférer hors de Chine le capital de Zenith et de Pangu, deux de ses sociétés dont il est l'actionnaire majoritaire.
"Après avoir tenté sans succès d'obtenir l'application de jugements en Chine, les plaignants viennent s'adresser à New York, où M. Guo...