Des députés grecs de la majorité de gauche ont commencé vendredi à se mobiliser en faveur d'une étudiante condamnée à 13 ans de prison pour participation à un groupe terroriste, dénonçant un procès inéquitable, voire une erreur judiciaire.
Irianna, une doctorante en linguistique de 29 ans, a été incarcérée début juin, jugée coupable en première instance de participation au groupe extrémiste anarchiste Conspiration des cellules de feu. Elle a fait appel.
Active depuis 2008, en dépit de nombreuses arrestations dans ses rangs, la Conspiration est notamment à l'origine de l'envoi de lettres piégées à des décideurs économiques et politiques, les derniers en date en mars ayant visé le ministère allemand des Finances et le bureau du FMI à Paris.
Selon l'hebdomadaire Documento qui a révélé l'affaire, la jeune femme, qui a toujours protesté de son innocence, a été condamnée sur la seule base d'une empreinte génétique douteuse sur une arme retrouvée en 2013 dans le parc de l'université d'Athènes.
Reprenant cette thèse, quinze députés du parti au pouvoir, Syriza, ont appelé "la justice à prendre d'urgence toutes les mesures nécessaires pour rétablir les droits à un procès juste" de la doctorante.
Ils soulignent que l'enquête a conclu à l'absence de tout indice sur une participation au groupe de la jeune femme, qui elle-même nie tout activisme. Un contre-expert mandaté par la défense a contesté la justesse de la procédure d'identification génétique, relèvent-ils.
Selon Documento, Irianna et son compagnon avaient été arrêtés en 2011 du fait de relations amicales avec deux membres de la Conspiration. Le jeune homme a depuis été relaxé, mais Irianna a été inculpée après la découverte de l'arme et laissée en liberté conditionnelle.
Elle avait entre temps obtenu la levée de son interdiction de sortie du territoire pour assister à des congrès à l'étranger.
L'extrémisme de type anarchiste est pugnace en Grèce, porté par la crise économique et sociale. L'ex-Premier ministre grec et banquier Lucas Papademos a été légèrement blessé le 25 mai par une lettre piégée dans la dernière action en date imputée à cette nébuleuse. Car même si elle n'a pas été revendiquée, elle rappelle celles récemment entreprises par la Conspiration des cellules de feu.
Irianna, une doctorante en linguistique de 29 ans, a été incarcérée début juin, jugée coupable en première instance de participation au groupe extrémiste anarchiste Conspiration des cellules de feu. Elle a fait appel.Active depuis 2008, en dépit de nombreuses arrestations dans ses rangs, la Conspiration est notamment à l'origine de l'envoi de lettres piégées à des décideurs économiques et politiques, les derniers en date en mars ayant visé le ministère allemand des Finances et le bureau du FMI à Paris.
Selon l'hebdomadaire Documento qui a révélé l'affaire, la jeune...

