Près de 200.000 civils pris au piège dans la ville syrienne de Raqqa sont aujourd'hui en première ligne et peuvent être utilisés à tout moment comme boucliers humains par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), a alerté mardi le Comité international de secours (IRC).
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance de milices arabes et kurdes soutenue par les Etats-Unis, ont annoncé mardi que la bataille pour libérer la ville tenue par les jihadistes depuis 2014 avait commencé.
"L'IRC a constaté une baisse du nombre de personnes fuyant Raqqa au cours de la semaine écoulée, ce qui pourrait indiquer que l'EI a l'intention d'utiliser comme boucliers humains les 200.000 personnes encore piégées dans la ville", a déclaré le directeur des affaires publiques de l'organisation humanitaire pour le Moyen-orient, dans un communiqué.
"Ceux qui essaient de s'échapper à mesure que les Forces démocratiques syriennes progressent dans la ville risquent d'être tués par des mines et des tireurs d'élite de l'EI, mais aussi par des frappes aériennes", a ajouté Thomas Garofalo.
Ces derniers mois, les civils pris au piège à Raqqa font face à des pénuries de nourriture, d'eau et de soins médicaux.
"Les équipes médicales de l'IRC qui agissent dans le nord de la ville de Raqqa ont pris en charge des gens blessés par des mines alors qu'ils tentaient de franchir la frontière", a précisé Thomas Garofalo.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance de milices arabes et kurdes soutenue par les Etats-Unis, ont annoncé mardi que la bataille pour libérer la ville tenue par les jihadistes depuis 2014 avait commencé.
"L'IRC a constaté une baisse du nombre de personnes fuyant Raqqa au cours de la semaine écoulée, ce qui pourrait indiquer que l'EI a l'intention d'utiliser comme boucliers humains les 200.000 personnes encore piégées dans la ville", a déclaré le directeur des affaires publiques de l'organisation humanitaire pour le Moyen-orient, dans...

