Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, a réclamé mardi, à l'issue d'une réunion hebdomadaire du bloc du changement et de la réforme, dont le CPL est la principale composante, le respect de l'accord du Taëf dans l'élaboration d'une nouvelle loi électorale et le retour aux 108 sièges de députés que prévoyait cet accord, plutôt que les 128 actuels.
"Nous sommes en faveur de la proportionnelle, nous voulons une proportionnelle conforme au Pacte national et qui corrige la représentation, a affirmé M. Bassil. Nous rappelons d'ailleurs que nous avons adopté la proportionnelle pour nos élection internes".
"Jusqu'à ce jour, nous n'avons jamais demandé le transfert de sièges, a ajouté le chef du CPL. Nous réclamons l'application de Taëf avec 108 sièges. Nous demandons la suppression des 20 sièges qui ont été rajoutés. Nous demandons aussi que certains sièges qui ont été arrachés soient réattribués". "Nous voulons également des assurances légales pour arrêter les manipulations démographiques à travers le transfert des registres d'état civil", a souligné le ministre.
M. Bassil a aussi estimé que le président de la République, Michel Aoun, pouvait empêcher le vide au sein des instituions. "La Constitution est claire et ses articles sont clairs, il n'y pas de jurisprudence", a dit M. Bassil dans une allusion aux déclarations du président de la Chambre, Nabih Berry. Le président de la République est à couteaux tirés avec M. Berry. M. Aoun tente actuellement de faire pression sur la question des délais en matière de réforme électorale en tendant une oreille sourde à la signature du décret d'ouverture d'une session extraordinaire tant qu'il n'y a pas eu accord sur une nouvelle loi. M. Berry a quant à lui estimé que la session ordinaire, censée se terminer le 31 mai, ne le serait que dans un mois, en raison du gel d'une période de 30 jours que le président Aoun avait ordonné.
M. Bassil a dans ce contexte rappelé que c'est le président de la République qui a empêché l'application de la loi actuelle de 1960 lorsqu'il n'a pas signé la convocation du collège électoral dans les délais et que c'est lui qui a empêché la prorogation du mandat de la Chambre lorsqu'il a demandé au chef du Législatif, Nabih Berry, de reporter la séance prévue à cet effet.
Les législatives étaient programmées pour le mois de juin, mais en l'absence d'accord sur une nouvelle loi électorale, le scrutin ne peut plus se tenir avant la fin du mandat de la Chambre, le 20 juin. La loi de 1960 est fondée sur le mode majoritaire plurinominal, un système critiqué officiellement par la plupart des formations politiques qui n'ont toujours pas réussi à s'entendre sur un nouveau texte. La Chambre a déjà prorogé son propre mandat par deux fois, en 2013 et en 2014. Le président du Parlement a reporté au 5 juin la séance consacrée au vote d'une prorogation de la législature ou d'une nouvelle loi électorale.
"Nous sommes en faveur de la proportionnelle, nous voulons une proportionnelle conforme au Pacte national et qui corrige la représentation, a affirmé M. Bassil. Nous rappelons d'ailleurs que nous avons adopté la proportionnelle pour nos élection internes".
"Jusqu'à ce jour, nous n'avons jamais demandé le transfert de sièges, a ajouté le chef du CPL. Nous réclamons l'application de Taëf avec 108 sièges. Nous demandons la suppression des 20 sièges qui ont...

