Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Reprise de l'évacuation de rebelles d'un quartier de Damas

L'évacuation d'un quartier tenu par les rebelles à Damas a repris vendredi après une interruption de trois jours, ont rapporté des sources proches du régime et une ONG.

Lundi, en vertu d'un accord avec le régime syrien, plus d'un millier de rebelles et de civils avaient quitté Barzé, dans le nord-est de Damas, soit la première évacuation du genre dans la capitale depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.

"Douze bus quittent en ce moment Barzé. Il y a plus de 500 combattants et civils à bord", a indiqué vendredi à l'AFP une source militaire prorégime sur le terrain.

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui a également rapporté la reprise de l'évacuation, celle-ci avait été interrompue car le régime n'avait pas tenu sa promesse de libérer 15 prisonniers dans le cadre de l'accord, poussant les rebelles à refuser de poursuivre l'opération.

"Il y a eu une nouvelle promesse de les relâcher dans les deux prochains jours", a expliqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH contacté depuis Beyrouth.

Barzé est l'un des six quartiers de Damas où sont présents les rebelles. Il était impossible de savoir vendredi combien de combattants et d'habitants doivent en être évacués au total ni combien de temps cela prendra.

A Qaboun, quartier adjacent de Barzé, des négociations étaient en cours pour que les rebelles acceptent un accord d'évacuation similaire. Depuis mercredi, les troupes du régime avancent dans ce quartier rebelle dont elles contrôlent désormais 60% après plusieurs semaines d'offensive.

D'après l'OSDH, l'avancée militaire vise à pousser les insurgés "à accepter un accord d'évacuation". "Le régime veut soit les pousser à sortir soit s'emparer du quartier", selon M. Abdel Rahmane.

Une source militaire prorégime sur le terrain avait indiqué à l'AFP que les rebelles refusaient d'aller dans la province d'Idleb (nord-ouest) après leur évacuation, comme cela a été le cas pour la quasi totalité des insurgés et civils évacués d'autres zones.

Ils réclament d'après cette source de s'installer dans la Ghouta orientale, fief rebelle à l'est de Damas.
Outre Barzé et Qaboun, les rebelles sont présents dans quatre autres quartiers de la capitale syrienne: Jobar, Tadamoun, Techrine et Yarmouk.

Les insurgés, qui ont perdu de vastes régions face au régime de Bachar el-Assad soutenu militairement par la Russie et l'Iran, se sont vus contraints de signer des accords d'évacuation de nombre de leurs bastions.

L'ONU a dénoncé ces évacuations comme des "déplacements forcés", l'opposition syrienne les qualifiant de "crimes contre l'Humanité".
Plus de 320.000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début de la révolte antirégime en 2011.

L'évacuation d'un quartier tenu par les rebelles à Damas a repris vendredi après une interruption de trois jours, ont rapporté des sources proches du régime et une ONG.
Lundi, en vertu d'un accord avec le régime syrien, plus d'un millier de rebelles et de civils avaient quitté Barzé, dans le nord-est de Damas, soit la première évacuation du genre dans la capitale depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.
"Douze bus quittent en ce moment Barzé. Il y a plus de 500 combattants et civils à bord", a indiqué vendredi à l'AFP une source militaire prorégime sur le terrain.
D'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui a également rapporté la reprise de l'évacuation, celle-ci avait été interrompue car le régime n'avait pas tenu sa promesse de libérer 15 prisonniers dans le cadre de l'accord,...