Le chef de la majorité républicaine du Sénat américain, Mitch McConnell, a refusé mercredi de se joindre aux appels de l'opposition démocrate à nommer un procureur spécial pour prendre en main l'enquête sur les ingérences russes dans la campagne électorale, après le limogeage du directeur du FBI par Donald Trump.
"Deux enquêtes sont en cours", a déclaré Mitch McConnell, citant celle de la commission du Renseignement et celle du FBI sur les ingérences russes et une éventuelle coordination entre des proches de Donald Trump et la Russie. A celles-ci s'ajoute le travail de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants.
"Aujourd'hui, nous entendrons sans doute des appels à la création d'une nouvelle enquête, qui ne servirait qu'à entraver le travail actuel", a-t-il poursuivi.
Le chef républicain a ironisé sur l'attitude des démocrates, qui n'ont eu de cesse de critiquer James Comey l'an dernier pour son ingérence dans la campagne électorale. Le directeur du FBI avait, d'abord en juillet 2016 puis octobre, évoqué publiquement le contenu des investigations contre Hillary Clinton, qui n'avaient in fine donné lieu à aucune poursuite.
M. McConnell a aussi relevé que le numéro deux actuel du ministère de la Justice, Rod Rosenstein, qui a rédigé la note énumérant les manquements supposés de James Comey et utilisée par Donald Trump pour justifier le limogeage mardi, avait été confirmé à une majorité écrasante par le Sénat le 25 avril dernier, par 94 voix contre 6.
Peu après, au cours d'une allocution solennelle lors de laquelle les sénateurs démocrates étaient présents dans l'hémicycle, le chef des démocrates Chuck Schumer a renouvelé son appel à la nomination d'un procureur spécial.
"Il y a peu de raison de croire que la lettre de M. Rosenstein est la vraie raison pour laquelle le président Trump a congédié le directeur Comey", a déclaré Chuck Schumer. "Si l'administration avait de réelles objections à la façon dont le directeur Comey a géré l'enquête Clinton, elles auraient existé dès la prise de fonctions du président", a-t-il poursuivi.
Le chef démocrate a souligné qu'un procureur spécial ne serait pas soumis à une supervision quotidienne au ministère de la Justice, et qu'il ne pouvait être congédié que pour faute. "Ce qui est en jeu n'est rien de moins que la confiance des Américains dans notre système de justice pénale, et dans l'intégrité du pouvoir exécutif", a-t-il déclaré.
"Deux enquêtes sont en cours", a déclaré Mitch McConnell, citant celle de la commission du Renseignement et celle du FBI sur les ingérences russes et une éventuelle coordination entre des proches de Donald Trump et la Russie. A celles-ci s'ajoute le travail de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants."Aujourd'hui, nous entendrons sans doute des appels à la création d'une nouvelle enquête, qui ne servirait qu'à entraver le travail actuel", a-t-il poursuivi.
Le chef républicain a...


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