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"Zones de sécurité" en Syrie: réunion attendue au Conseil de sécurité

Le Japon et la Suède ont demandé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU pour obtenir plus d'informations sur l'accord, soutenu par la Russie, établissant des "zones de sécurité" en Syrie, ont indiqué des diplomates mardi.

La réunion, qui aura probablement lieu cette semaine, permettrait d'aider les membres du Conseil de sécurité à décider s'ils accordent ou non leur soutien à ce plan.

L'accord d'Astana sur les "zones de désescalade", signé le 4 mai par la Russie et l'Iran, alliés du régime de Bachar el-Assad, et la Turquie, soutien de la rébellion, prévoit la création de quatre "zones de désescalade" en Syrie, doublées de "zones de sécurité" avec des postes de contrôle et centres de surveillance tenus conjointement par les forces des pays garants et éventuellement "d'autres parties".

D'après cet accord, la Russie, l'Iran et la Turquie ont jusqu'au 4 juin pour déterminer les frontières exactes de ces zones. Il vise également à améliorer la situation humanitaire.
Les Nations unies l'ont qualifié d'avancée prometteuse dans les efforts pour mettre fin au conflit en Syrie, qui a déjà fait plus de 320.000 morts.

La Russie a présenté un projet de résolution appelant à soutenir cet accord mais aucun vote n'a encore été programmé au Conseil de sécurité et des pays occidentaux ont exprimé lundi des réserves, jugeant prématuré de le soutenir avant sa finalisation.

L'ambassadeur français auprès des Nations unies, François Delattre, a jugé important que "toute la clarté nécessaire soit faite" devant le Conseil "avant de se lancer dans une proposition de résolution".
"La question aujourd'hui est: avons-nous tous les éléments nécessaires pour comprendre la substance et la façon dont cet accord va être mis en place? Il s'agit vraiment de la question centrale et franchement la réponse est +pas encore+", a-t-il ajouté devant des journalistes.

Le Japon et la Suède sont, avec l'Egypte, les pays du Conseil de sécurité qui mettent le plus en avant les questions humanitaires dans le conflit syrien.
"Nous voulons avoir plus d'informations", a expliqué l'ambassadeur suédois, Olof Skoog.

Certains diplomates craignent que l'accord d'Astana ne mette sur la touche le cycle parallèle de négociations mené à Genève sous l'égide de l'ONU et qui reprendra le 16 mai.

Le Japon et la Suède ont demandé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU pour obtenir plus d'informations sur l'accord, soutenu par la Russie, établissant des "zones de sécurité" en Syrie, ont indiqué des diplomates mardi.
La réunion, qui aura probablement lieu cette semaine, permettrait d'aider les membres du Conseil de sécurité à décider s'ils accordent ou non leur soutien à ce plan.
L'accord d'Astana sur les "zones de désescalade", signé le 4 mai par la Russie et l'Iran, alliés du régime de Bachar el-Assad, et la Turquie, soutien de la rébellion, prévoit la création de quatre "zones de désescalade" en Syrie, doublées de "zones de sécurité" avec des postes de contrôle et centres de surveillance tenus conjointement par les forces des pays garants et éventuellement "d'autres parties".
D'après cet...