Le président François Hollande a appelé lundi à la fin des blocages en Guyane française, se disant prêt à recevoir "à tout moment à Paris" les parlementaires guyanais pour "construire l'avenir" de ce territoire français d'Amérique du Sud.
"L'économie guyanaise ne doit pas être fragilisée plus longtemps", a insisté le chef de l'Etat, dans un courrier adressé à ces élus dont l'AFP a eu copie, soulignant que les "propositions ambitieuses" demandées par le collectif qui pilote le mouvement social en Guyane depuis près de trois semaines méritent "un examen approfondi".
Le mouvement social d'ampleur inédite que connaît depuis le 21 mars ce vaste territoire situé à 7.000 km de Paris est basé sur des revendications sécuritaires, économiques et sociales, ainsi que sur la méfiance face à l'Etat français, accusé de sous-investissement depuis des décennies.
Le gouvernement français a validé la semaine dernière un plan d'urgence de plus d'un milliard d'euros pour la Guyane. Mais le collectif qui pilote le mouvement social réclame plus de deux milliards supplémentaires et avait annoncé le blocage "total" du département à partir de lundi. Il a néanmoins décidé d'assouplir la mesure, très critiquée au sein de la population.
"Je demande à tous ceux dont la mobilisation a permis d'obtenir des avancées significatives pour la Guyane de permettre désormais à tous de reprendre leurs activités et à se mettre au travail (...) pour construire ensemble et dans la sérénité, l'avenir de la Guyane", a ajouté François Hollande.
"Les enfants ont besoin de retourner à l'école, les entreprises doivent reprendre leurs activités, les salariés, eux aussi ne peuvent continuer à perdre leur rémunération", a insisté le chef de l'Etat.
Des heurts étaient survenus vendredi après-midi devant la préfecture de Guyane, où des centaines de personnes s'étaient rassemblées. L'administration, craignant une possible "invasion" du bâtiment, à l'image de l'occupation mardi du centre spatial de Kourou, avait refusé de recevoir une délégation du collectif, ce qui avait attisé les tensions. Plusieurs policiers avaient été frappés et un officier sérieusement blessé.
"L'économie guyanaise ne doit pas être fragilisée plus longtemps", a insisté le chef de l'Etat, dans un courrier adressé à ces élus dont l'AFP a eu copie, soulignant que les "propositions ambitieuses" demandées par le collectif qui pilote le mouvement social en Guyane depuis près de trois semaines méritent "un examen approfondi".
Le mouvement social d'ampleur inédite que connaît depuis le 21 mars ce vaste territoire situé à 7.000 km de Paris est basé sur des revendications sécuritaires, économiques et sociales, ainsi que sur la méfiance face à l'Etat français, accusé de...

