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Attaque "chimique" en Syrie: l'OIAC se dit "gravement préoccupée"

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) s'est dit mardi "gravement préoccupée" après l'attaque "chimique" qui a fait au moins 58 morts et 170 blessés dans un fief rebelle et jihadiste du nord-ouest de la Syrie.

L'organisation basée à La Haye "est gravement préoccupée par l'attaque présumée aux armes chimiques rapportée par les médias (mardi) matin à Kan Cheikhoun, région du sud de la province d'Idleb", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

L'OIAC est en train de "rassembler et analyser des informations de toutes les sources disponibles" et rapportera ensuite ses conclusions.

Des sources médicales dans la ville citées par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) ont fait état d'évanouissements, de vomissements et de présence de mousse dans la bouche des victimes. Au moins 11 enfants figurent parmi les personnes tuées, toutes des civiles, selon l'OSDH.

"L'OIAC condamne fermement l'utilisation d'armes chimiques par quiconque, en tout lieu et dans toutes circonstances", a-t-elle ajouté.

Mandatée par l'ONU, l'organisation responsable de la destruction des armes chimiques à travers le monde est chargée d'enquêter sur de telles allégations en Syrie depuis que le gouvernement de Bachar el-Assad a ratifié la Convention sur l'interdiction des armes chimiques en 2013.

Elle a indiqué début mars enquêter sur huit attaques présumées au gaz toxique commises depuis le début de 2017. Elle examine également "plus de vingt" accusations sur l'utilisation d'armes chimiques entre août et mi-novembre, avait expliqué le directeur général Ahmet Üzümcü, dans une interview exclusive à l'AFP fin 2016.

Une mission d'enquête de l'ONU et de l'OIAC a déjà déterminé que le régime syrien avait mené au moins trois attaques au chlore en 2014 et 2015. Les enquêteurs ont également déterminé que les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) avaient eux aussi utilisé du gaz moutarde en 2015.

Le gouvernement syrien dément avoir utilisé des armes chimiques dans une guerre qui a déjà fait 310.000 morts depuis mars 2011.

L'organisation, prix Nobel de la Paix en 2013, a supervisé la destruction de 95% du stock mondial d'armes chimiques depuis sa création en 1997, dont celle de l'arsenal d'armes chimiques déclaré par le régime syrien en septembre 2013 sous la pression internationale.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) s'est dit mardi "gravement préoccupée" après l'attaque "chimique" qui a fait au moins 58 morts et 170 blessés dans un fief rebelle et jihadiste du nord-ouest de la Syrie.
L'organisation basée à La Haye "est gravement préoccupée par l'attaque présumée aux armes chimiques rapportée par les médias (mardi) matin à Kan Cheikhoun, région du sud de la province d'Idleb", a-t-elle déclaré dans un communiqué.
L'OIAC est en train de "rassembler et analyser des informations de toutes les sources disponibles" et rapportera ensuite ses conclusions.
Des sources médicales dans la ville citées par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) ont fait état d'évanouissements, de vomissements et de présence de mousse dans la bouche des victimes. Au moins 11 enfants...