La contribution du Royaume-Uni aux missions de sécurité de l'Union européenne est "limitée" et n'aura donc qu'un effet "minime" dans les négociations sur le Brexit, a estimé vendredi la chef de la diplomatie de l'UE Federica Mogherini.
Au lendemain du déclenchement du Brexit mercredi, une polémique avait éclaté sur la façon dont la Première ministre Theresa May semblait mettre dans la balance la coopération de Londres en matière de sécurité, et notamment dans la lutte antiterroriste, avec l'obtention d'un accord commercial après la sortie du pays de l'UE.
"Les chiffres avec lesquels le Royaume-Uni contribue aux opérations et aux missions de défense et de sécurité de l'Union européenne ne sont pas importants au point d'engendrer un défi pour l'Union européenne dans le futur", a déclaré Mme Mogherini en arrivant à une réunion de l'Otan à Bruxelles.
Leur contribution est "importante, mais limitée", a-t-elle insisté, affirmant qu'elle atteint "seulement" quelque "5% dans les opérations militaires" et "3% dans les opérations civiles" de l'UE.
"Il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'une contribution précieuse, mais aussi d'une contribution sans laquelle le travail de défense et de sécurité de l'Union européenne peut très bien se poursuivre", a ajouté Mme Mogherini.
Par conséquent, ce facteur ne jouera que de façon "vraiment minime" dans les négociations du Brexit, selon la cheffe de la diplomatie européenne.
Mme Mogherini dit avoir discuté de cette question avec le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier.
Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a affirmé vendredi l'engagement "inconditionnel" du Royaume-Uni pour la sécurité de l'Europe, qui ne saurait faire l'objet d'un "marchandage" dans le cadre des négociations du Brexit.
"C'est inconditionnel et ce n'est pas l'objet d'un marchandage dans les négociations", a-t-il ajouté, en référence aux tractations sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE.
"Nous promettons un engagement inconditionnel pour la sécurité et à la défense de l'Europe car nous pensons vraiment qu'il y va de la sécurité et de la prospérité de toute la zone transatlantique", a martelé M. Johnson.
Au lendemain du déclenchement du Brexit mercredi, une polémique avait éclaté sur la façon dont la Première ministre Theresa May semblait mettre dans la balance la coopération de Londres en matière de sécurité, et notamment dans la lutte antiterroriste, avec l'obtention d'un accord commercial après la sortie du pays de l'UE."Les chiffres avec lesquels le Royaume-Uni contribue aux opérations et aux missions de défense et de sécurité de l'Union européenne ne sont pas importants au point d'engendrer un défi pour l'Union européenne dans le futur", a déclaré Mme Mogherini en arrivant...

