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May : "Pas de retour en arrière " après le déclenchement du Brexit

AFP
29/03/2017

La Première ministre britannique Theresa May a appelé mercredi les députés et le peuple britannique à se "rassembler" pour obtenir "le meilleur accord possible" avec l'Union européenne après le déclenchement du Brexit, soulignant qu'il n'y avait "pas de retour en arrière possible".

"C'est maintenant le moment pour nous de nous rassembler et de travailler au meilleur accord possible", a-t-elle dit devant le Parlement de Westminster ajoutant que c'était "un moment historique".

Mme May a admis qu'il y aurait "des conséquences", notamment économiques pour son pays. Mais "des jours meilleurs" se profilent, a-t-elle ajouté, appelant le pays à rester uni face aux soubresauts qui l'attendent.

Dans sa lettre au président du Conseil européen Donald Tusk, qui a donné officiellement mercredi en milieu de journée le coup d'envoi du processus de divorce, Mme May a appelé à "travailler dur" pour conclure un accord.

Londres et l'UE à 27 s'accommoderaient du fait qu'il n'y ait pas d'accord, écrit-elle. "Mais ce n'est pas le résultat que nous recherchons", souligne la cheffe du gouvernement britannique, appelant à "travailler dur" pour éviter cette éventualité.

A l'issue des deux ans de négociations prévus, Mme May dit vouloir aboutir à "un partenariat étroit et spécial" avec Bruxelles, en matière de coopération économique et sécuritaire.
"La sécurité de l'Europe est plus fragile aujourd'hui que jamais depuis la fin de la Guerre froide", souligne-t-elle.

En matière économique, alors qu'elle a annoncé en janvier que le Royaume-Uni ne resterait pas dans le marché unique, elle a déclaré à M. Tusk qu'elle voulait aboutir un accord commercial "audacieux et ambitieux" et réclamé une nouvelle fois des négociations de sortie "parallèles" à celles de ce "futur partenariat". Une éventualité que Bruxelles a exclu à plusieurs reprises, voulant au contraire dissocier les discussions de sortie de celles du futur accord.

Devant le Parlement britannique, Theresa May a par ailleurs qualifié le sort des citoyens européens vivant au Royaume-Uni de "priorité" des négociations.
"Nous chercherons à garantir les droits des citoyens européens qui vivent déjà au Royaume-Uni... aussi rapidement que nous le pourrons", a-t-elle dit, alors que cette question a été identifiée comme un des points de blocage avant même le lancement des discussions. "Ce sera une priorité immédiate", a-t-elle ajouté.
Elle a enfin assuré que le Royaume-Uni comptait rester "le meilleur ami" de l'UE à 27 tout en s'ouvrant "au-delà des frontières de l'Europe".

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