Les Etats-Unis ont pris des sanctions contre 30 sociétés et individus de dix pays étrangers, notamment de Chine, accusés d'avoir collaboré avec les programmes d'armements de l'Iran et de la Corée du Nord, a annoncé vendredi le département d'Etat.
Ces mesures punitives, qui visent aussi des entités qui auraient acheté ou vendu des biens ou services avec la Syrie, ont été prises mardi dans le cadre d'une législation sur des sanctions en matière de non prolifération visant l'Iran, la Corée du Nord et la Syrie et connue sous son acronyme INKSNA.
Ainsi, onze personnes morales et physiques ont été sanctionnées pour avoir "transféré des éléments sensibles vers le programme de missiles balistiques de l'Iran", selon un communiqué du département d'Etat. Parmi ces individus et entités, on trouve neuf cas d'entreprises, d'organisations, de sociétés et de personnes chinoises, un cas nord-coréen et un des Emirats arabes unis.
Les Etats-Unis, qui ont levé l'essentiel de leurs sanctions contre l'Iran dans le cadre de l'accord international de juillet 2015 sur son programme nucléaire, ont maintenu des mesures de représailles pour le programme de missiles balistiques de Téhéran.
"La prolifération de la technologie de missiles iraniens alimente grandement les tensions régionales", rappelle le département d'Etat, accusant par exemple Téhéran de soutenir militairement les rebelles chiites houthis au Yémen.
"Ces activités déstabilisatrices ne font qu'envenimer des conflits régionaux et représentent une menace importante pour la sécurité de la région", a mis en garde la diplomatie américaine, qui entend serrer la vis contre l'Iran depuis l'arrivée de la nouvelle administration de Donald Trump.
Par ailleurs, 19 autres sociétés et individus - pour lesquels le département d'Etat n'a pas donné de détails - ont été sanctionnés pour avoir vendu ou acheté avec l'Iran, la Corée du Nord ou la Syrie des biens, services ou technologies interdits par les Etats-Unis. Certains "biens peuvent matériellement servir à développer des armes de destruction massive ou à la prolifération de missiles", accuse encore le département d'Etat.
L'Iran et la Syrie sont deux des trois seuls pays - avec le Soudan - figurant sur une liste noire du département d'Etat "des Etats soutenant le terrorisme".
La Corée du Nord est la cible de sanctions internationales pour ses programmes nucléaire et balistique et Washington et Pékin ont promis de continuer de coopérer, notamment face aux ambitions de Pyongyang, lors d'une rencontre dimanche entre le président Xi Jinping et le secrétaire d'Etat Rex Tillerson.
Ces mesures punitives, qui visent aussi des entités qui auraient acheté ou vendu des biens ou services avec la Syrie, ont été prises mardi dans le cadre d'une législation sur des sanctions en matière de non prolifération visant l'Iran, la Corée du Nord et la Syrie et connue sous son acronyme INKSNA.
Ainsi, onze personnes morales et physiques ont été sanctionnées pour avoir "transféré des éléments sensibles vers le programme de missiles balistiques de l'Iran", selon un communiqué du département d'Etat. Parmi ces individus et entités, on trouve neuf cas d'entreprises,...

