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HRW appelle Bagdad à éviter des exhumations hâtives dans un charnier

Les autorités irakiennes ne devraient pas se livrer à des exhumations hâtives dans un charnier laissé par les jihadistes dans un site au sud de Mossoul car cela pourrait rendre difficile l'identification des victimes, a indiqué mercredi l'ONG Human Rights Watch.

Des dizaines de charniers ont été découverts dans des zones reprises par les forces gouvernementales au groupe Etat islamique (EI), connu pour ses exactions auprès des populations dans les régions qu'il a contrôlées en Irak et en Syrie.
"Le vif désir d'exhumer les restes d'êtres chers des fosses communes de l'EI est parfaitement compréhensible mais procéder à des exhumations hâtives nuit sérieusement aux chances d'identifier les victimes et de préserver les preuves", indique dans un communiqué Lama Fakih, responsable de HRW pour le Moyen-Orient.

La responsable prend l'exemple du site de Khasfa, à environ 8 km au sud de Mossoul, abritant l'un des plus grands charniers d'Irak où se trouveraient les corps de "centaines" de personnes exécutées par les jihadistes.

L'EI y conduisait ses victimes les yeux bandés et les mains liées dans le dos, les faisaient se mettre à genoux, leur tiraient une balle dans la tête avant de pousser les cadavres dans le trou, selon des témoignages. Mais l'EI a truffé le site d'explosifs qui ont provoqué la mort d'une journaliste et de trois membres d'une force paramilitaire en février lorsque le secteur a été repris par les forces progouvernementales, explique HRW.

L'ONG presse ainsi les autorités de clôturer le site afin de "protéger les charniers jusqu'à ce que les opérations de déminage soient terminées". "Si l'exhumation est alors possible, le processus doit être mené selon des standards internationaux", a-t-elle ajouté.
Les forces irakiennes ont lancé en octobre dernier une vaste offensive pour reprendre à l'EI Mossoul, son bastion en Irak.

Après avoir reconquis fin janvier la partie orientale de la deuxième ville d'Irak, elles cherchent depuis le 19 février à reprendre l'ouest de la cité, mais sont confrontées à une vive résistance des jihadistes.

Les autorités irakiennes ne devraient pas se livrer à des exhumations hâtives dans un charnier laissé par les jihadistes dans un site au sud de Mossoul car cela pourrait rendre difficile l'identification des victimes, a indiqué mercredi l'ONG Human Rights Watch.
Des dizaines de charniers ont été découverts dans des zones reprises par les forces gouvernementales au groupe Etat islamique (EI), connu pour ses exactions auprès des populations dans les régions qu'il a contrôlées en Irak et en Syrie."Le vif désir d'exhumer les restes d'êtres chers des fosses communes de l'EI est parfaitement compréhensible mais procéder à des exhumations hâtives nuit sérieusement aux chances d'identifier les victimes et de préserver les preuves", indique dans un communiqué Lama Fakih, responsable de HRW pour le Moyen-Orient.
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