Le bloc parlementaire de Nabih Berry a estimé mardi que le torpillage de la dernière séance plénière du Parlement qui examinait le projet de loi sur la grille des salaires était lié à un règlement de comptes politiques relatif à la loi électorale.
"Le torpillage du quorum lors de la séance plénière avait deux objectifs : le premier était de saboter l'adoption de la grille des salaires, au bénéfice des banques et de ceux qui exploitent les bien-fonds maritimes, et le second était de régler des comptes politiques liés à la loi électorale", peut-on lire dans le communiqué du bloc.
Selon le bloc Berry, "le Parlement adoptera la grille des salaires parce qu'elle est un droit". "Assurer les ressources est une responsabilité du gouvernement, peut-on lire dans le communiqué. Les classes moyennes et pauvres ne doivent supporter aucune charge".
Dimanche, de nombreux Libanais avaient manifesté place Riad Solh, dans le centre-ville de Beyrouth, contre les hausses d'impôts et de taxes. Pour financer la nouvelle grille des salaires du secteur public, le Parlement a déjà avalisé huit mesures fiscales, notamment une hausse d'un point de la TVA (désormais à 11%), une augmentation des taxes sur les produits alcoolisés importés, ou encore sur les cigarettes, le tabac et les cigares. Il n'a pas réussi toutefois à adopter la nouvelle grille. Ces mesures fiscales sont fortement contestées, car frappant indistinctement l'ensemble des contribuables, indépendamment de leurs revenus.
Par ailleurs, le bloc du président de la Chambre a souligné la nécessité qu'une nouvelle loi électorale soit adoptée "dans les prochaines semaines". "Ne pas aboutir à une nouvelle loi électorale relève du suicide", affirme le communiqué.
La loi actuelle dite de 1960 prévoit un mode de scrutin majoritaire plurinominal, officiellement critiqué par tous les pôles politiques. Mais ceux-ci n'ont toujours pas réussi à s'accorder sur un nouveau texte. La proportionnelle intégrale et le scrutin mixte alliant majoritaire et proportionnelle sont actuellement discutés.
Enfin, le bloc de M. Berry a appelé à la formation d'un comité national pour la lutte contre la corruption rappelant que la création de ce comité est prévue par la loi pour l'accès à l'information, adoptée le 10 février 2017 par la Chambre.
"Le torpillage du quorum lors de la séance plénière avait deux objectifs : le premier était de saboter l'adoption de la grille des salaires, au bénéfice des banques et de ceux qui exploitent les bien-fonds maritimes, et le second était de régler des comptes politiques liés à la loi électorale", peut-on lire dans le communiqué du bloc.
Selon le bloc Berry, "le Parlement adoptera la grille des salaires parce qu'elle est un droit". "Assurer les ressources est une responsabilité du gouvernement, peut-on lire dans le communiqué. Les classes moyennes et pauvres ne doivent...


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