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Grèce: des moines orthodoxes blanchis d'un présumé scandale

Deux dignitaires orthodoxes du Mont Athos accusés de fraude et malversations dans le cadre d'une retentissante affaire politico-foncière qui avait ébranlé la droite grecque en 2009, ont été relaxés mardi par la justice.

A l'issue d'un procès en première instance ouvert en 2013, la cour criminelle d'Athènes a blanchi l'ensemble des 14 accusés qui comparaissaient dans cette affaire en suivant le réquisitoire du procureur.

Parmi les accusés, notaires et fonctionnaires, figuraient le moine orthodoxe Ephraïm, ex dirigeant du monastère Vatopedi, l'un des plus puissants de la communauté monastique interdite aux femmes du Mont Athos (nord) et son adjoint, le moine Arsénios.
Ils étaient accusés d'avoir tenté de ravir à l'État en 2009 un immeuble rentable près d'Athènes en échange d'un terrain d'une valeur très inférieure, en exploitant leurs liens étroits avec le gouvernement conservateur de l'époque du Premier ministre Costas Caramanlis.

Selon la cour, ils avaient agi de bonne foi et dans le respect des procédures, et sans intention de nuire.
L'affaire avait coûté leur poste à deux ministres de Costas Caramanlis, précipitant sa défaite électorale en 2009 au profit des socialistes de Georges Papandréou, rapidement emportés à leur tour par la crise de la dette.
"La décision de la justice ferme une plaie ouverte, en rétablissant la vérité et l'honneur des personnes injustement accusées", a commenté M. Caramanlis.

L'affaire avait valu au septuagénaire Ephraïm et au moine Arsénios d'être placés en détention provisoire, le premier de décembre 2011 à mars 2013, et le second un mois.
Dans un sous-volet de cette affaire, les deux dignitaires ont été condamnés en première instance en 2010 à dix mois de prison avec sursis pour "instigation morale" à la corruption d'une juge. Ils ont fait appel.

Deux dignitaires orthodoxes du Mont Athos accusés de fraude et malversations dans le cadre d'une retentissante affaire politico-foncière qui avait ébranlé la droite grecque en 2009, ont été relaxés mardi par la justice.
A l'issue d'un procès en première instance ouvert en 2013, la cour criminelle d'Athènes a blanchi l'ensemble des 14 accusés qui comparaissaient dans cette affaire en suivant le réquisitoire du procureur.
Parmi les accusés, notaires et fonctionnaires, figuraient le moine orthodoxe Ephraïm, ex dirigeant du monastère Vatopedi, l'un des plus puissants de la communauté monastique interdite aux femmes du Mont Athos (nord) et son adjoint, le moine Arsénios.Ils étaient accusés d'avoir tenté de ravir à l'État en 2009 un immeuble rentable près d'Athènes en échange d'un terrain d'une valeur très...