Berlin ne voit aucun signe de suspension par la Turquie de l'accord signé il y a un an avec l'Union européenne pour réduire l'afflux de migrants et de réfugiés, a annoncé vendredi un porte-parole du gouvernement fédéral.
Dans le contexte des très vives tensions diplomatiques entre Ankara et plusieurs capitales européennes, plusieurs responsables turcs ont déclaré ces derniers jours que la Turquie pourrait revoir sa participation à cet accord.
"Nous pourrions annuler l'accord de réadmission", a ainsi déclaré le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, interdit d'accès au territoire néerlandais le week-end dernier.
"L'UE nous a fait perdre notre temps sur la question de la libéralisation des visas (ndlr, pour les ressortissants turcs). Nous n'appliquons plus pour le moment l'accord de réadmission et nous évaluons l'accord sur les réfugiés", a-t-il ajouté dans une interview télévisée diffusée mercredi soir.
Un des vice-Premiers ministres turcs, Numan Kurtulmus, avait déclaré pour sa part dès lundi que l'Europe n'avait pas tenu ses promesses vis-à-vis d'Ankara et que la Turquie pourrait revoir l'accord de mars 2016.
Signé le 18 mars de l'année dernière, cet accord, négocié sous l'impulsion de l'Allemagne, a freiné le flux de migrants et de réfugiés dans l'Union européenne en contrepartie d'une aide financière et de facilités accordées à Ankara.
Il encadre notamment le retour en Turquie de tous les migrants arrivant illégalement sur les îles grecques de la mer Egée avec un principe de réadmission ("pour chaque Syrien renvoyé en Turquie depuis les îles grecques, un autre Syrien sera réinstallé de la Turquie vers l'UE.")
Dans le contexte des très vives tensions diplomatiques entre Ankara et plusieurs capitales européennes, plusieurs responsables turcs ont déclaré ces derniers jours que la Turquie pourrait revoir sa participation à cet accord.
"Nous pourrions annuler l'accord de réadmission", a ainsi déclaré le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, interdit d'accès au territoire néerlandais le week-end dernier.
"L'UE nous a fait perdre notre temps sur la question de la libéralisation des visas (ndlr, pour les ressortissants turcs). Nous n'appliquons plus pour le moment l'accord de réadmission et nous...

