Le troisième round de négociations de paix sur la Syrie à Astana s'est terminé mercredi sans avancées concrètes, après avoir été boycotté par les rebelles qui dénoncent les violations du cessez-le-feu dans le pays.
Ces pourparlers, parrainés par la Russie et l'Iran, alliés du régime de Bachar el-Assad, et par la Turquie, soutien des rebelles, avaient débuté mardi dans la capitale du Kazakhstan, déjà hôte quelques mois plus tôt de deux rencontres analogues.
Les émissaires de la Russie, Alexandre Lavrentiev, et du régime de Damas, Bachar al-Jaafari, ont tous deux dénoncé le boycott des rebelles comme une entrave aux efforts de paix.
"Ils veulent rompre les négociations politiques. Il y a des forces qui insistent sur une solution militaire" au conflit en Syrie, qui entre dans sa sixième année, a accusé M. Lavrentiev.
M. Jaafari a pour sa part estimé que l'absence des rebelles démontrait leur "manque de respect pour le processus (de règlement) dans son ensemble".
Un porte-parole des rebelles, Oussama Abou Zeid, avait justifié lundi le boycott des négociations par "des promesses non tenues liées à la cessation des hostilités" en Syrie.
Les précédentes rencontres d'Astana s'étaient concentrées sur le renforcement d'une fragile trêve, instaurée en décembre entre forces de Bachar el-Assad et groupes rebelles, mais menacée par des flambées régulières de violences.
Alexandre Lavrentiev a annoncé une nouvelle rencontre à Téhéran les 18 et 19 avril, mais il est peu probable que les rebelles acceptent de se rendre à des pourparlers qui se tiendront chez l'un des principaux alliés de Bachar el-Assad.
Le gouvernement syrien et les groupes d'opposition sont par ailleurs conviés à un cinquième round de négociations sous l'égide de l'Onu à Genève le 23 mars.
Ces pourparlers, parrainés par la Russie et l'Iran, alliés du régime de Bachar el-Assad, et par la Turquie, soutien des rebelles, avaient débuté mardi dans la capitale du Kazakhstan, déjà hôte quelques mois plus tôt de deux rencontres analogues.
Les émissaires de la Russie, Alexandre Lavrentiev, et du régime de Damas, Bachar al-Jaafari, ont tous deux dénoncé le boycott des rebelles comme une entrave aux efforts de paix."Ils veulent rompre les négociations politiques. Il y a des forces qui insistent sur une solution militaire" au conflit en Syrie, qui entre dans sa sixième année, a accusé M....

