Le ministère turc des Affaires étrangères s'en prend mardi à l'Union européenne dans le différend qui oppose Ankara à un certain nombre de pays européens et accuse les Vingt-Huit de pratiquer la démocratie de façon sélective.
Des interventions de ministres turcs pour promouvoir auprès de la diaspora turque la réforme renforçant les pouvoirs du président turc, qui sera soumise à référendum le 16 avril, ont été annulées ces derniers jours dans plusieurs pays européens dont les Pays-Bas, ce qui a provoqué de vives tensions entre ces derniers et Ankara.
La Turquie a annoncé lundi soir une série de mesures de rétorsion visant les Pays-Bas : les rencontres bilatérales sont suspendues au niveau des ministres et des hauts dirigeants, et l'ambassadeur néerlandais, actuellement absent de Turquie, est déclaré indésirable.
Dans un communiqué publié lundi, la Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini et le commissaire à l'Elargissement et à la politique européenne de voisinage Johannes Hahn ont appelé la Turquie à s'abstenir de "déclarations excessives" pour éviter d'envenimer la situation.
Les pays de l'UE, accuse le ministère turc des Affaires étrangères dans son communiqué mardi, "exercent les valeurs de la démocratie et les libertés publiques et droits fondamentaux de façon sélective".
"Il est très grave que l'UE se cache derrière la solidarité des pays membres et soutienne les Pays-Bas, qui ont clairement violé les droits de l'homme et les valeurs européennes", poursuit le communiqué.
"Il faut qu'on comprenne que le communiqué de l'UE (...) en fait aide la cause des extrêmes comme la xénophobie et le sentiment anti-turc", dit-il.
Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a déclaré mardi que les sanctions annoncées par Ankara n'étaient pas "si graves" mais étaient inappropriées.
"D'une autre côté, je continue à trouver bizarre qu'en Turquie, ils parlent de sanctions lors qu'on voit que nous avons des raisons d'être très en colère au sujet de ce qui s'est passé ce week-end."
Samedi, les Pays-Bas ont interdit au ministre turc des Affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, d'entrer en territoire néerlandais et ont empêché la ministre turque des Affaires familiales, Fatma Betul Sayan Kaya, de s'exprimer en public à Rotterdam devant des partisans du président turc Recep Tayyip Erdogan.
Des élections législatives ont lieu mardi aux Pays-Bas, où le score de l'extrême droite de Geert Wilders sera suivi de près.
Des interventions de ministres turcs pour promouvoir auprès de la diaspora turque la réforme renforçant les pouvoirs du président turc, qui sera soumise à référendum le 16 avril, ont été annulées ces derniers jours dans plusieurs pays européens dont les Pays-Bas, ce qui a provoqué de vives tensions entre ces derniers et Ankara.
La Turquie a annoncé lundi soir une série de mesures de rétorsion visant les Pays-Bas : les rencontres bilatérales sont suspendues au niveau des ministres et des hauts dirigeants, et l'ambassadeur néerlandais, actuellement absent de Turquie, est déclaré...


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