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Israël va libérer le gréviste de la faim palestinien al-Qiq

Un journaliste palestinien emprisonné a mis fin à 32 jours de grève de la faim vendredi après avoir reçu l'assurance qu'Israël ne reconduirait pas sa détention sans procès ni inculpation le mois prochain, a dit son épouse à l'AFP.

C'est la deuxième fois en moins d'un an que Mohammed al-Qiq, journaliste de la chaîne de télévision saoudienne Al-Majd travaillant en Cisjordanie occupée, obtient d'être libéré en cessant de s'alimenter.

Un tribunal militaire israélien a décidé jeudi que la détention de Mohammed al-Qiq ne serait pas prolongée quand elle arrivera à échéance le mois prochain, a dit à l'AFP son avocat Khaled Zabarqa. Il sera libre le 14 avril, a indiqué son épouse, Fayha Chalach, qui parle de "victoire judiciaire". Mohammed al-Qiq, actuellement hospitalisé près de Tel-Aviv, "a arrêté sa grève" de la faim, a-t-elle dit. L'autorité pénitentiaire israélienne a confirmé qu'il sortirait de prison en avril et qu'il avait arrêté son mouvement.

Mohammed al-Qiq a été de nouveau arrêté en février et placé en détention administrative, initialement pour six mois, ensuite ramenés à trois. La détention administrative est un régime extra-judiciaire d'incarcération, sans inculpation ni procès, pour des périodes généralement de six mois renouvelables indéfiniment. Israël l'applique à des centaines de Palestiniens.

La détention administrative est décriée par de nombreuses ONG comme attentatoires aux droits fondamentaux. Les partisans de cette mesure le défendent en invoquant la nécessité de mettre à l'écart des individus présumés dangereux et l'impossibilité, pour des raisons supérieures de sécurité, de rendre publiques certaines preuves retenues contre eux.

M. Qiq avait mis sa vie en grand danger en 2016 en observant une grève de la faim de 94 jours selon ses proches, n'ingérant occasionnellement que des minéraux et des vitamines pour protester contre sa détention administrative. Israël l'accuse d'être un membre actif du mouvement islamiste Hamas, grand ennemi d'Israël. M. Qiq réfute ces accusations.

Le bras de fer l'avait placé dans un état critique. La mobilisation autour de son cas avait mis dans l'embarras Israël, déjà confronté les mois précédents aux cas de deux détenus administratifs palestiniens usant de l'arme de la faim pour défendre leur cause.
Israël avait fini par accepter de ne pas renouveler sa détention administrative, et il était sorti de prison en mai 2016.

Un journaliste palestinien emprisonné a mis fin à 32 jours de grève de la faim vendredi après avoir reçu l'assurance qu'Israël ne reconduirait pas sa détention sans procès ni inculpation le mois prochain, a dit son épouse à l'AFP.C'est la deuxième fois en moins d'un an que Mohammed al-Qiq, journaliste de la chaîne de télévision saoudienne Al-Majd travaillant en Cisjordanie occupée, obtient d'être libéré en cessant de s'alimenter.Un tribunal militaire israélien a décidé jeudi que la détention de Mohammed al-Qiq ne serait pas prolongée quand elle arrivera à échéance le mois prochain, a dit à l'AFP son avocat Khaled Zabarqa. Il sera libre le 14 avril, a indiqué son épouse, Fayha Chalach, qui parle de "victoire judiciaire". Mohammed al-Qiq, actuellement hospitalisé près de Tel-Aviv, "a arrêté sa grève" de la...