Pour Madrid, "l'élément le plus important" de la négociation sur le Brexit est le maintien de la liberté de circulation des travailleurs avec le Royaume Uni, selon un rapport révélé vendredi par El Pais.
Ce rapport gouvernemental chiffre l'impact du Brexit sur l'économie espagnole à entre 0,2 et 0,4% du PIB soit deux à quatre milliards d'euros, selon El Pais, qui ne précise la durée dans le temps de cet impact annuel.
Le rapport semble fixer les priorités de Madrid concernant les négociations qui seront menées avec Londres en vue du Brexit.
Selon El Pais l'Espagne estime que la liberté de circulation des travailleurs est "l'élément le plus important de la négociation" et Madrid souhaite "maintenir les conditions de libre circulation" pour éviter trop de dégâts.
L'Espagne est le premier pays de destination des Britanniques en Europe: des estimations non officielles chiffrent le nombre de Britanniques installés en Espagne à entre 800.000 et un million.
Selon le chiffre mentionné par le rapport espagnol ils seraient officiellement 286.000 dont 172.000 en âge de travailler et 105.000 retraités, aux dépenses de santé annuelles de 250 millions d'euros, supportées par l'Espagne puis remboursées par le Royaume uni.
L'Espagne compterait pour sa part 102.498 citoyens en âge de travailler au Royaume uni.
Le pays estime qu'il faut continuer à appliquer le "règlement qui permet la coordination des systèmes de sécurité sociale" et si cela n'était pas possible mener une "négociation bilatérale".
Madrid serait proche des positions de l'Irlande, l'Italie ou la Pologne, sur des sujets comme la sécurité sociale des résidents, la libre circulation des travailleurs, ou le tourisme, selon El Pais.
L'Espagne estime qu'il faut continuer à appliquer le "règlement qui permet la coordination des systèmes de sécurité sociale" et si cela n'était pas possible mener une "négociation bilatérale".
Les effets du Brexit seront aussi notables sur les revenus de grandes entreprises espagnoles, très exposées à l'économie britannique.
Ainsi les revenus de Banco Santander, une des deux premières banques européennes en termes de capitalisation avec la française BNP Paribas, proviennent à hauteur de 12% du Royaume Uni. Ceux du géant des télécom Telefonica, de 30% et ceux de la compagnie d'électricité Iberdrola de 14%.
Le Royaume Uni est le premier pays destinataire des investissements espagnols, son premier marché touristique, le premier pays vers lequel se dirigent les émigrés espagnols en Europe.
Le rapport semble fixer les priorités de Madrid concernant les négociations qui seront menées avec Londres en vue du Brexit.Selon El Pais l'Espagne estime que la liberté de circulation des travailleurs est "l'élément le plus important de la négociation" et Madrid souhaite "maintenir les conditions de libre circulation" pour éviter trop de dégâts.
L'Espagne est le premier pays de destination des...

