Les forces irakiennes pensent pouvoir expulser les derniers djihadistes de l'Etat islamique de Mossoul-Ouest d'ici un mois, malgré des combats très intenses en zone urbaine densément peuplée, a annoncé jeudi le chef du corps d'élite CTS.
Au fur et à mesure de leur avancée dans Mossoul-Ouest, les forces irakiennes doivent faire face à une résistance accrue des djihadistes qui ont recours aux voitures piégées et aux tireurs embusqués pour défendre leur dernière grande place forte en Irak.
L'offensive pour reprendre la partie ouest de la grande ville du nord de l'Irak a commencé il y a moins de trois semaines. La prise de Mossoul-Est, lancée mi-octobre 2016, avait pris trois mois.
"Malgré les combats difficiles (...), nous avançons avec détermination pour avoir terminé la bataille pour la partie ouest d'ici un mois", a déclaré à Reuters le général Talib Charghati lors d'une conférence à Soulaimaniya.
Il y aurait encore quelques milliers de djihadistes à Mossoul-Ouest, à comparer aux différentes unités irakiennes, qui comptent au total 100.000 hommes.
Jeudi, les forces du CTS (Service du contre-terrorisme) ont repris les quartiers de Moalimin et Silo, a annoncé le commandant de la campagne, le général Abdoul Amir Rachid Yarallah.
A l'intérieur de la ville, les CTS combattent aux côtés de la police fédérale et de la Force de réponse rapide, unité d'élite du ministère de l'Intérieur, celle qui a repris cette semaine le siège du gouvernorat provincial et le musée de Mossoul.
Un colonel de la police fédérale a déclaré jeudi qu'il y avait eu des heurts près du musée, où les djihadistes s'étaient filmés en train de détruire des objets d'art en 2015.
"La ligne de front est juste après", explique le colonel Hammid Habib de la Force de réponse rapide. "Il y a des snipers stationnés dans des bâtiments hôteliers sur une route au-delà de cette ligne."
La neuvième division de l'armée irakienne et les forces paramilitaires chiites ont annoncé mercredi avoir coupé l'axe principal entre la ville et Tal Afar, le fief de l'EI, vers l'ouest.
Le groupe fondamentaliste sunnite a perdu la plupart des villes qu'il avait prises dans les nord et l'ouest de l'Irak en 2014 et 2015. En Syrie, les forces rebelles syriennes soutenues par les Etats-Unis ont annoncé jeudi qu'elles pensaient pouvoir atteindre la banlieue de Raqqa, la "capitale" de l'EI, d'ici quelques semaines.
La coalition conduite par les Etats-Unis a décidé de son côté de déployer 400 soldats supplémentaires chargés de donner un coup d'accélérateur à l'offensive menée contre Raqqa.
Environ 40.000 personnes ont fui les combats et la pauvreté ces dix derniers jours à Mossoul, ce qui porte le nombre total de personnes déplacées de Mossoul depuis le début de la campagne à plus de 215.000, selon les estimations des Nations unies.
Au fur et à mesure de leur avancée dans Mossoul-Ouest, les forces irakiennes doivent faire face à une résistance accrue des djihadistes qui ont recours aux voitures piégées et aux tireurs embusqués pour défendre leur dernière grande place forte en Irak.
L'offensive pour reprendre la partie ouest de la grande ville du nord de l'Irak a commencé il y a moins de trois semaines. La prise de Mossoul-Est, lancée mi-octobre 2016, avait pris trois mois.
"Malgré les combats difficiles (...), nous avançons avec détermination pour avoir terminé la bataille pour la partie ouest d'ici un mois",...

