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Hamon voit une "forme de renoncement" dans les ralliements de socialistes à Macron

Benoît Hamon, candidat PS à l'élection présidentielle, voit jeudi "une forme de renoncement" dans les ralliements de membres de son parti à Emmanuel Macron.

"J'y vois une forme de renoncement. Jusqu'ici, j'ai fait sans eux. Maintenant, ils décident d'être contre moi", déplore dans Le Monde M. Hamon, interrogé sur ces ralliements, dont celui de l'ex-maire de Paris, Bertrand Delanoë.
"Je trouve surtout curieux pour des sociaux-démocrates de rallier un projet qui est tout sauf social, et de faire une croix sur l'acte démocratique qu'a constitué le vote du peuple de gauche en ma faveur à la primaire", ajoute le député des Yvelines.
"Mon rôle est de m'adresser à tout le monde ! Je dois convaincre à la fois les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et les électeurs de gauche tentés par Emmanuel Macron. Ma centralité à gauche me met en situation de le faire", explique en outre M. Hamon, auquel des membres de son parti ont reproché d'avoir consacré trop de temps à négocier avec le parti EELV.

"En fait, cette critique est un prétexte pour justifier de remettre en cause le serment de la primaire, c'est-à-dire de soutenir celui que les électeurs ont choisi", dénonce M. Hamon.
"Alors, j'entends encore des ministres déclarer attendre des +preuves d'amour+. Qu'est-ce que ça veut dire ? On demanderait à un candidat à la présidentielle de s'adresser moins aux Français et plus aux ministres ? Ce n'est pas à la hauteur d'une élection où le FN menace de faire main basse sur la République", fait-il valoir.

Selon lui, "non seulement le vote Macron est inefficace pour faire baisser le FN, mais je pense même qu'il peut être un accélérateur". "Qui ne voit pas le parallèle avec le face à face Clinton-Trump ? Il faut une ligne claire et un projet global et puissant pour battre le FN. Partout l'indifférenciation gauche-droite fabrique des courants nationalistes à vocation majoritaire", met en garde M. Hamon.

Benoît Hamon, candidat PS à l'élection présidentielle, voit jeudi "une forme de renoncement" dans les ralliements de membres de son parti à Emmanuel Macron.
"J'y vois une forme de renoncement. Jusqu'ici, j'ai fait sans eux. Maintenant, ils décident d'être contre moi", déplore dans Le Monde M. Hamon, interrogé sur ces ralliements, dont celui de l'ex-maire de Paris, Bertrand Delanoë."Je trouve surtout curieux pour des sociaux-démocrates de rallier un projet qui est tout sauf social, et de faire une croix sur l'acte démocratique qu'a constitué le vote du peuple de gauche en ma faveur à la primaire", ajoute le député des Yvelines."Mon rôle est de m'adresser à tout le monde ! Je dois convaincre à la fois les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et les électeurs de gauche tentés par Emmanuel Macron. Ma centralité à gauche...