Le président libanais Michel Aoun (g.) s'entretenant au palais de Baabda avec l'ex-Premier ministre Nagib Mikati. Photo Ani
L'ex-Premier ministre libanais Nagib Mikati a été reçu jeudi au palais de Baabda par le chef de l’État, Michel Aoun avec qui il a évoqué les législatives prévues en mai, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
"J'ai eu l'impression qu'il était impossible pour le président Aoun de signer le décret de convocation des collèges électoraux sur base de la loi de 1960", a déclaré M. Mikati à l'issue de la réunion.
La loi dite de 1960 est le texte actuellement en vigueur. Elle prévoit un vote majoritaire plurinominal, un mode de scrutin critiqué par la majorité des responsables politiques. Ceux-ci n'ont toutefois pas réussi à s'accorder sur un nouveau texte, et les propositions débattues prévoient soit la proportionnelle intégrale, soit le mode de scrutin mixte qui allie majoritaire et proportionnelle.
Le Premier ministre Saad Hariri et le ministre de l'Intérieur ont déjà signé le décret de convocation des collèges électoraux. Mais il n'est pas clair selon la loi si la signature du chef de l’État et du ministre des Finances sont également requises.
Michel Aoun avait déclaré par le passé préférer "le vide" à un retour à la loi de 1960 ou une prorogation du mandat du Parlement, qui a déjà eu lieu à deux reprises.
Nagib Mikati a enfin fait savoir que le chef de l’État étudiait le projet de loi électorale qu'il lui avait proposé. Celui-ci prévoit un scrutin à la proportionnelle intégrale et un découpage en 13 circonscriptions. "Il y a une possibilité d'y ajouter quelques circonscriptions supplémentaires, à condition que cela ne porte pas atteinte à l'équilibre du projet", a dit l'ex-Premier ministre.
"J'ai eu l'impression qu'il était impossible pour le président Aoun de signer le décret de convocation des collèges électoraux sur base de la loi de 1960", a déclaré M. Mikati à l'issue de la réunion.
La loi dite de 1960 est le texte actuellement en vigueur. Elle prévoit un vote majoritaire plurinominal, un mode de scrutin critiqué par la majorité des responsables politiques. Ceux-ci n'ont toutefois pas réussi à s'accorder sur un nouveau texte, et les propositions débattues prévoient soit la proportionnelle intégrale, soit le mode de scrutin mixte qui allie majoritaire et...

