Le député néerlandais d'extrême droite Geert Wilders s'est dit opposé dimanche à la participation du ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu à un rassemblement à Rotterdam en faveur du référendum renforçant les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan.
"Ils ne devraient pas venir et s'ingérer dans nos affaires intérieures", a déclaré M. Wilders aux journalistes.
Le gouvernement néerlandais avait jugé vendredi "indésirable" la tenue, prévue le 11 mars, d'un meeting pro-Erdogan à Rotterdam, organisé par la des membres de l'importante communauté turque dans cette cité portuaire.
Le rassemblement intervient en pleine campagne électorale aux Pays-Bas pour les élections législatives du 15 mars. Selon les derniers sondages, le Parti pour la Liberté (PVV) de M. Wilders est à égalité avec le parti libéral (VVD) du Premier ministre Mark Rutte, après avoir caracolé en tête pendant de nombreux mois.
"Si j'étais Premier ministre aujourd'hui, j'aurais déclaré --au moins jusqu'après le référendum -- l'ensemble des membres du gouvernement turc persona non grata pour un mois ou deux, et je ne les aurais pas autorisés à venir ici", a encore dit M. Wilders.
Le chancelier autrichien Christian Kern a estimé dimanche que l'UE devrait interdire aux responsables turcs de faire campagne pour le référendum renforçant les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan dans ses pays membres.
Les relations entre Ankara et Berlin se sont nettement tendues après l'annulation jeudi et vendredi en Allemagne de trois meetings de soutien au référendum du 16 avril sur l'extension des pouvoirs du président Erdogan.
Geert Wilders, 53 ans, s'est notamment fait remarquer par ses prises de position virulentes contre l'islam. S'il parvenait au poste de Premier ministre, M. Wilders a promis entre autres l'interdiction de la vente des corans, la fermeture des mosquées et des écoles coraniques, le rétablissement du contrôle aux frontières et l'interdiction de l'entrée de migrants en provenance de pays musulmans.
"Ils ne devraient pas venir et s'ingérer dans nos affaires intérieures", a déclaré M. Wilders aux journalistes.Le gouvernement néerlandais avait jugé vendredi "indésirable" la tenue, prévue le 11 mars, d'un meeting pro-Erdogan à Rotterdam, organisé par la des membres de l'importante communauté turque dans cette cité portuaire.Le rassemblement intervient en pleine campagne électorale aux Pays-Bas pour les élections législatives du 15 mars. Selon les derniers sondages, le Parti pour la Liberté (PVV) de M. Wilders est à égalité avec le parti...


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