La lutte contre le terrorisme est une "priorité" et doit aussi figurer au menu des discussions de Genève sur la Syrie, a déclaré mardi un haut responsable russe.
"Je pense que la question du terrorisme ne peut pas être ignorée au cours des négociations" intersyriennes, a déclaré à la presse le ministre adjoint des Affaires étrangères russe, Guennadi Gatilov, présent à Genève pour le Conseil des droits de l'Homme.
"La lutte contre le terrorisme est une priorité et devrait être à l'agenda, avec les autres sujets de discussions", a-t-il ajouté.
Les pourparlers de Genève sur la Syrie qui ont repris jeudi visent à amorcer un règlement politique au conflit, et l'émissaire de l'Onu a fixé aux belligérants trois thèmes de discussion: la gouvernance, la Constitution et les élections.
La régime syrien "n'est pas contre l'agenda proposé, mais il dit aussi que la question du terrorisme ne peut pas être ignorée", a poursuivi M. Gatilov, qui s'est entretenu dans la matinée avec le chef de la délégation de Damas, Bachar al-Jaafari.
Le responsable russe, dont le pays est un allié indéfectible du régime syrien, a également annoncé qu'il rencontrerait mercredi la délégation de l'opposition.
Celle-ci avait appelé lundi Moscou à faire pression sur le régime pour que les pourparlers s'engagent véritablement à Genève et que les parties commencent à discuter de transition politique.
L'émissaire de l'Onu Staffan de Mistura, qui espérait pouvoir lancer un processus de négociations directes entre les belligérants, rencontre successivement chaque partie depuis vendredi, mais les discussions butent sur des questions de procédures et sur le fossé immense qui sépare toujours les deux parties.
M. de Mistura, qui a rencontré lundi l'opposition, doit s'entretenir mardi après-midi avec la délégation du régime.

