Environ 250 employé(e)s du groupe américain de bijouteries Sterling accusent leurs supérieurs hiérarchiques de harcèlement sexuel en échange de la garantie d'un emploi ou d'une promotion, a révélé lundi le Washington Post.
Ils ont intenté une action en justice en nom collectif ("class action").
Selon les plaignants, des centaines d'employé(e)s des chaînes Kay Jewelers et Jared The Galleria of Jewelry, qui représentent 1.500 magasins à travers les Etats-Unis, même les plus hauts dirigeants de la société, dont le PDG, auraient contribué à créer ce climat de discrimination et de harcèlement sexuel, affirme le Washington Post dans son édition de lundi.
Les supérieurs hiérarchiques de ces deux chaînes de bijouteries appartenant au groupe Sterling auraient ainsi abusé de leurs positions hiérarchiques à partir de la fin des années 90 et jusqu'aux années 2000.
Depuis la première plainte déposée en 2008 par une poignée de femmes, le nombre de plaignantes s'est envolé et aujourd'hui ce sont 69.000 employées ou ex-employées de la société qui accusent également le groupe de discrimination: les femmes seraient moins bien payées que les hommes et les meilleurs postes seraient réservés aux hommes.
La société Sterling réfute ces accusations.
Selon un document datant de 2013, Mark Light, devenu directeur général de Sterling, est accusé d'avoir eu des relations sexuelles avec des employées et d'avoir favorisé leur promotion en échange de ces relations.
Les accusations les plus graves portent sur les séminaires qui étaient organisés annuellement. Ils sont décrits comme des "fêtes du sexe" au cours desquelles les femmes faisaient l'objet d'attouchements et de harcèlements.
Une femme décrit ainsi comment en 2005 son manager lui avait dit qu'elle serait mutée dans un meilleur magasin en échange d'un rapport sexuel. Elle avait alors accepté.
"En regardant en arrière, je n'arrive pas à croire que j'ai fait fait ça", a déclaré au quotidien Heather Ballou, 41 ans: "Tu fais ce qu'il faut pour ta famille, tu as besoin de ce travail", a-t-elle expliqué.
Beaucoup de femmes qui avaient fait part de ces cas d'abus sexuels sur une ligne d'assistance téléphonique interne avaient été licenciées, selon le Post.


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